À quelques semaines de la sortie de la série LOL 2.0, Sophie Marceau apparaît en couverture de Marie Claire. Lors de cet entretien, elle évoque son rapport à la célébrité, les contraintes liées à la notoriété et les effets de l’exposition médiatique dès l’adolescence.
Une célébrité qui influence le quotidien
Dans cet entretien mené par la journaliste Emily Barnett, l’actrice française parle franchement de ce que cela signifie d’être connue. Lorsqu’on lui demande comment elle vit cette notoriété, elle répond sans détour : « Ce n’est pas facile. Je ne vais pas me plaindre. Mais c’est chiant d’être connue. Ça change une vie, d’être dans le regard des autres tout le temps. »
Elle explique que cette présence constante dans l’espace public impose une attitude particulière. Elle décrit une responsabilité quotidienne, faite de disponibilité et d’écoute. « Ça exige une disponibilité, une écoute. Il faut être présente à chaque fois qu’on me reconnaît, faire un signe. »
L’actrice souligne également l’ambivalence de cette reconnaissance. « Ça vous donne de l’énergie et ça vous en prend aussi. » Elle ajoute que cette fatigue est accentuée par sa sensibilité personnelle : « Surtout quand on a tendance comme moi à tout prendre un peu trop à cœur. » Elle assume cette réalité, tout en rappelant qu’elle vit avec cette situation depuis plusieurs décennies.
Grandir trop vite sous les projecteurs
Sophie Marceau revient aussi sur le début de sa carrière, marqué par un succès rapide. À seulement 14 ans, elle connaît la célébrité avec le film La Boum. Avec le recul, elle en parle avec lucidité : « C’était trop jeune. Ça aurait pu me tuer. Ça a failli. »
Elle explique avoir été propulsée dans un monde qu’elle ne connaissait pas. « Je venais de la banlieue, je ne connaissais pas ce monde. Tout m’est arrivé en même temps. » Cette notoriété précoce bouleverse profondément sa vie quotidienne. « C’était horrible, je n’avais plus de vie. Je ne pouvais plus aller à l’école, me déplacer seule… Vous imaginez ? »
Face à cette perte de liberté brutale, elle met en garde : « La célébrité, c’est dangereux. Il faut avoir du recul. » Cependant, elle reconnaît que cette expérience l’a forcée à mûrir rapidement. « Tomber dans le cinéma si jeune m’a fait grandir vite. Il fallait se débrouiller. » Aujourd’hui, elle regarde cette période avec distance : « A posteriori, je me dis aussi que j’étais drôlement gonflée. »
