Lorsque l’on évoque Brigitte Bardot, décédée à la fin de l’année dernière comme l’a annoncé la Fondation à son nom le 28 décembre, on pense immédiatement à son immense carrière d’actrice et à sa liberté d’esprit. Mais ses histoires d’amour et ses admirateurs ne manquent pas, certains étant surprenants.
Parmi eux, un homme politique. Grand séducteur, amateur d’actrices et séducteur assumé, Valéry Giscard d’Estaing aurait été particulièrement obsédé par la star. Cette fascination est racontée à travers des anecdotes transmises par Christian Brincourt, ami fidèle de Bardot.
Giscard, prêt à tout pour séduire Bardot
À l’époque où il était jeune ministre des Finances, Valéry Giscard d’Estaing était déjà connu pour son goût pour les femmes célèbres. Des rumeurs circulaient notamment autour d’une supposée liaison avec Marlène Jobert. Mais Brigitte Bardot occupait une place à part. Très attiré par la comédienne, il multipliait les attentions et les cadeaux pour tenter de la séduire.
Si BB restait insensible à ses avances, elle ne le rejetait pas totalement et conservait une certaine sympathie pour lui. Jusqu’au jour où son insistance devint trop pesante. Pour se défendre, Brigitte Bardot lui a alors répondu avec humour.
Elle lui a envoyé une invitation à son domicile du boulevard Lannes. Flatté, Giscard s’y est rendu sans hésiter. Mais à l’ouverture de la porte, il a été surpris : c’est Claude Deff, ami de Bardot, qui l’a accueilli, déguisé en femme et un peu efféminé. La réponse de Bardot était claire : « Brigitte m’a demandé de vous recevoir monsieur car elle a été retardée par des obligations. Entrez, nous allons prendre le thé. »
Le futur président a poliment baisé la main poilue qui lui était tendue, puis a compris le piège. Vexé, il est aussitôt reparti, tandis que Bardot, cachée derrière la porte, riait aux éclats. Une blague qui lui valut plus tard un redressement fiscal sévère.
Un déguisement inattendu
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Brigitte Bardot, loin de lui en vouloir, a malgré tout invité Giscard à passer un week-end dans son chalet de Megève, entouré d’amis. L’atmosphère était détendue et un peu folle. Un soir, le groupe s’est amusé à imiter des personnages célèbres. À la surprise générale, Giscard est apparu coiffé d’une perruque, un balai entre les jambes, incarnant une sorcière de Salem. Une scène totalement improbable, immortalisée par le photographe François Gragnon pour Paris Match, mais qu’il n’a pas souhaité photographier.
Ironie de l’histoire : lorsque Giscard s’est présenté à l’élection présidentielle de 1974, Brigitte Bardot est devenue l’une de ses plus ferventes supporters. Même les tentatives maladroites laissent parfois une trace durable.
