17 mars 2026

Charlene de Monaco revient sur ses années d’athlète et ses secrets d’enfance

Ancienne nageuse de haut niveau, la princesse Charlene de Monaco s’est confiée à L’Équipe lors d’un passage à Paris, à l’occasion du gala de solidarité de Provale, le syndicat des joueurs de rugby. Elle a évoqué son enfance et ses années en tant qu’athlète.

Ses débuts dans le sport

Charlene Wittstock a commencé à s’intéresser à la natation grâce à sa mère, Lynette, qui était plongeuse sur 3 et 5 mètres. Cependant, en raison de sa taille, elle ne pouvait pas pratiquer le plongeon comme elle le souhaitait. Elle s’est alors essayée à la gymnastique, puis à l’équitation, mais s’est cassé le bras lors d’une séance. Elle a expliqué qu’elle se sentait particulièrement à l’aise dans l’eau.

À 11 ans, elle a émigré du Zimbabwe avec ses parents pour s’installer en Afrique du Sud. Pendant cette période, elle s’entraînait intensément avec le rêve de participer aux Jeux olympiques en tant que nageuse. Ses parents faisaient de nombreux sacrifices, la conduisant à la piscine située à plus de quarante-cinq minutes de chez eux, pour ses entraînements quotidiens.

Une discipline de fer

Pour atteindre son objectif, Charlene s’est imposé une discipline rigoureuse. Elle se levait à 4 heures du matin, nageait dès 5 heures jusqu’à 6h50, puis partait à l’école. Après les cours, elle enchaînait avec des entraînements ou du renforcement musculaire, avant de retourner à la piscine de 16 heures à 18 heures. Son quotidien était très structuré, avec uniquement le samedi après-midi consacré au rugby avec son père.

Elle a raconté que cette routine lui demandait beaucoup de efforts et de sacrifices, mais qu’elle avait le sentiment d’être dans son élément dans l’eau. Elle se sentait bien dans cet univers, malgré la difficulté des entraînements.

La pression du haut niveau

Au fil de sa progression, Charlene a été sélectionnée en équipe nationale. Elle a décrit la responsabilité que cela représentait, car il ne s’agit plus seulement de nager pour soi, mais aussi de porter son pays. La pression était très forte, notamment lors des compétitions, où il lui fallait gérer ses émotions seule sur le plot de départ.

Elle a aussi évoqué l’intérêt grandissant des médias, qui veulent suivre ses performances et raconter son histoire. Si cela peut être flatteur, cela devient aussi envahissant et complique la vie privée. Elle insiste sur l’importance de rester humble et de se souvenir de ses origines.

En 2000, elle a participé aux Jeux olympiques de Sydney avec l’équipe féminine du 4×100 m 4 nages. Pour elle, c’était l’un des moments les plus fiers de sa vie. Cependant, quelques années plus tard, elle a connu une grande déception.

Les défis et les sacrifices

Juste avant les Jeux d’Athènes, elle a réussi à remplir tous les critères de qualification. Mais la Fédération a changé les règles pour des raisons politiques, ce qui a annulé sa sélection, mettant fin à quatre années de travail. Elle a expliqué que cette décision a été le moment le plus difficile de sa carrière sportive.

Ce revers a entraîné la perte de ses sponsors, car en tant que nageur, il est difficile de se faire connaître en dehors de la compétition. Elle a évoqué la difficulté de faire face à cette déception, tout en soulignant que malgré la cicatrice laissée par cette expérience, elle a su rebondir et continuer à utiliser sa passion pour le sport dans d’autres projets.

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