18 mars 2026

Chantal Goya et Jean-Jacques Debout menacés par une dette de 2 millions d’euros

Une dette de plus de deux millions d’euros contestée en justice

Chantal Goya, connue dans les années 1980 pour son personnage de Bécassine, et son mari, le compositeur Jean-Jacques Debout, ont bénéficié d’un prêt important de plus de deux millions d’euros auprès du Crédit municipal de Bordeaux. À l’origine, ils expliquaient ne pas pouvoir rembourser, évoquant une situation financière fragile face à une dette colossale. Cependant, la justice a depuis examiné leurs comptes et leurs revenus, révélant un tout autre tableau.

Après plusieurs années, les magistrats ont analysé les droits d’auteur et les cachets de spectacle du couple. Ils ont conclu que les revenus de Chantal Goya étaient en réalité confortables, en particulier en 2024, avec près de 40 000 euros perçus chaque mois. La justice a ainsi condamné le couple à rembourser plus de deux millions d’euros, une décision qui tranche avec leur discours d’une retraite modestement rémunérée.

Le prêt et ses modalités

En 2018, le couple a contracté un prêt de 2,215 millions d’euros auprès du Crédit municipal de Bordeaux. La somme devait permettre de régler une dette fiscale de 1,65 million d’euros envers le Trésor public. Le remboursement devait être assuré par les droits d’auteur de Jean-Jacques Debout, notamment ceux issus de son vaste catalogue de chansons écrites pour des artistes comme Johnny Hallyday ou Sylvie Vartan.

À cette époque, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout étaient déjà lourdement endettés, avec près de 1,9 million d’euros de dettes. Leur situation financière était si critique qu’ils étaient inscrits au fichier des incidents de remboursement de la Banque de France. En 2023, cinq ans après l’octroi du prêt, le Crédit municipal réclamait environ 2,47 millions d’euros, avant qu’un jugement en août 2025 ne ramène la somme à 2,18 millions, en excluant les intérêts.

Les arguments du couple sur leur situation financière

Face à cette dette, Chantal Goya et Jean-Jacques Debout ont expliqué devant le tribunal judiciaire de Paris que la banque n’aurait pas dû leur accorder un tel crédit, compte tenu de leur faiblesse financière. La chanteuse affirmait percevoir une retraite d’environ 600 euros par mois, et soutenait que ses ventes de disques étaient entièrement réinvesties dans ses spectacles, selon L’Informé.

Ce décalage entre leur image publique d’artistes en difficulté financière et la réalité de leurs revenus a été au cœur du dossier. Les juges ont finalement relevé que, en réalité, Chantal Goya touchait près de 40 000 euros par mois en 2024, provenant de ses tournées et des droits d’auteur. De leur côté, les droits liés au répertoire de Jean-Jacques Debout dépassaient 3 millions d’euros.

Une condamnation à rembourser plus de deux millions d’euros

Le 19 août 2025, le tribunal judiciaire de Paris a condamné le couple à rembourser 2,18 millions d’euros au Crédit municipal, décision qui reste valable malgré leur appel. La justice a estimé que, compte tenu de leurs connaissances artistiques et de leurs garanties financières, ils avaient conscience des risques liés au prêt et pouvaient faire face à leurs obligations grâce à leurs droits d’auteur.

La cour d’appel a récemment confirmé cette décision, refusant de suspendre le remboursement. La dette, qui inclut intérêts et pénalités, s’élève désormais à environ 2,46 millions d’euros, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers d’euros de frais de justice, selon Midi Libre.

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