1 avril 2026

Le Prince Harry réclame des millions d’indemnites contre le Daily Mail

Le procès pour atteinte à la vie privée visant le Daily Mail, devant la Haute Cour de Londres, doit prendre fin cette semaine. Les avocats du prince Harry et de six autres personnalités demandent des dommages-intérêts importants. Ils accusent la société éditrice Associated Newspapers Ltd (ANL), propriétaire du Daily Mail et du Mail on Sunday, d’avoir obtenu illégalement des informations les concernant.

Les accusations des plaignants

Depuis plus de deux mois, ces personnalités ont témoigné, avec parfois beaucoup d’émotion. Elles reprochent aux tabloïds d’avoir intercepté des messages vocaux, écouté des conversations téléphoniques ou menti pour obtenir des renseignements médicaux. Plus de cinquante articles publiés entre 1993 et 2018 seraient issus de ces pratiques illégales.

Les avocats ont demandé à la cour d’accorder des dommages substantiels à chaque plaignant pour l’usage abusif d’informations privées à leur sujet.

Un procès marqué par les témoignages

Les témoignages ont été chargés d’émotion. Harry, qui vit en Californie avec Meghan et leurs enfants, a notamment accusé la presse de harcèlement. Il estime que ces intrusions ont contribué à la mort de sa mère, Diana, en 1997. Il a aussi dénoncé les pressions exercées sur Meghan, rendant leur vie « absolument infernale » et le poussant à devenir « paranoïaque à l’extrême ».

Les plaignants, dont Elton John et Elizabeth Hurley, affirment que leurs proches n’ont jamais divulgué volontairement d’informations privées. Certains témoins ont raconté que des détectives privés avaient été engagés pour obtenir des infos, parfois de façon illégale. Les avocats de l’accusation ont souligné qu’il était impossible pour certains témoins d’expliquer comment ils avaient obtenu leurs exclusivités.

Les réponses de la défense

De leur côté, les avocats d’ANL assurent que leurs journalistes se basaient sur des sources légitimes. Ils précisent qu’en cas de suspicion de comportement délictueux, ils n’ont pas présumé la faute sans preuve. La société reconnaît avoir recours à des détectives privés, mais nie toute utilisation illégale de leurs services.

Leur avocat, Antony White, a insisté sur le fait que le journalisme légitime repose souvent sur des sources confidentielles ou des reportages antérieurs. La défense a également indiqué que les accusations d’écoutes téléphoniques étaient infondées, qualifiant ces propos de « foutaises absolues ».

Les actes « monstrueux » dénoncés

Les plaignants affirment que leurs proches n’ont jamais divulgué les détails privés publiés par la presse. Une actrice, Liz Hurley, a raconté avoir été victime de micros placés sur sa fenêtre, dénonçant des actes « monstrueux ».

Elton John a également dénoncé des atteintes à sa vie privée, notamment l’accès à des données médicales concernant la naissance de son fils Zachary. Il a dénoncé ces pratiques comme étant odieuses. La journaliste Barbara Jones a assuré n’avoir jamais eu recours à un détective privé, contrairement à un détective interrogé qui a reconnu avoir travaillé pour le Daily Mail sur des sujets liés à Harry, tout en admettant avoir commis des actes illégaux.

Une décision attendue

Le jugement, qui devrait être rendu par écrit prochainement, met fin à un long combat judiciaire initié par Harry, qui mène depuis plusieurs années une lutte contre la presse à scandale britannique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *