VIDÉO – Pilote automobile de légende, Alain Prost s’est parfois fait très peur. Pour L’heure des pros, ce mardi 18 mars, il est revenu sur cette course qui a failli lui coûter la vie, au tout début de sa carrière.
«J’ai vu la mort plusieurs fois. J’ai eu de la chance.» Invité sur le plateau de L’heure des pros, le coureur automobile Alain Prost revient sur son destin extraordinaire, face à Pascal Praud. Multiple champion du monde, il se confie sur l’omniprésence de la mort dans son métier. Et ce, dès le début de sa carrière, se rappelle-t-il : «La première année, j’ai cassé les suspensions. À l’époque, les voitures n’étaient pas fiables. [Pendant] le dernier grand prix de la saison, je casse la suspension arrière.» Lancé sur le circuit, il perd le contrôle de son véhicule. «Je suis à peu près à 250 km/h et je vois le rail arriver. On ne peut rien faire, je n’ai plus de freins, je n’ai plus rien», explique-t-il, «ce moment, je l’ai encore en tête. Je me suis dit : « C’est fini. »»
Mais Alain Prost échappe de peu à la mort : «J’ai de la chance. C’est à Watkins Glen, à côté de New York, qui est un vieux circuit où les rails font 50 centimètres de haut. Mais ils sont vieux, donc ils sont un peu pourris.» Il «passe dessous» : «J’atterris 200 mètres plus loin, dans un champ. Je prends quand même la roue sur la tête, ce qui m’a posé beaucoup de problèmes pendant une bonne quinzaine de jours.» Plus de peur que de mal, à une époque dont il garde un souvenir douloureux : «Il y avait tous les accidents qu’on a vus, les copains qui mourraient sous nos yeux.» Sa pire expérience ? Le décès de l’Italien Elio De Angelis, au Castellet (Var) : «La voiture est sur le rail, il est coincé dedans. […] J’essaie de le sortir, mais je n’y arrive pas. La voiture se consume, il fait 1000°, je ne peux pas tenir. Et il meurt sous mes yeux.» C’était en 1986. La même année, Alain Prost perd son frère, Daniel, victime, lui, d’un cancer.
Source : Gala