Le récit glaçant de Jean-Jacques Debout sur le kidnapping par Jacques Mesrine
Jean-Jacques Debout, chanteur populaire et mari de Chantal Goya, est souvent perçu comme une figure douce et enfantine. À 84 ans, il a cependant révélé un épisode sombre de sa jeunesse. Dans une interview à la télévision, il a raconté comment Jacques Mesrine, alors considéré comme l’ennemi public numéro 1, l’avait un soir « kidnappé » à la sortie d’un concert.
Ce récit intervient en pleine promotion de son nouvel album, Frida Kahlo, sorti le 29 mars 2024. Lors de l’émission C à vous, il a évoqué son lien d’enfance avec Jacques Mesrine, né au collège de Juilly en Seine-et-Marne, et mentionné dans sa chanson « Juilly ». Il a aussi raconté cette nuit à Montréal, alors que Mesrine était recherché par Interpol, où leur ancienne amitié a tourné au polar.
De Juilly à Montréal : une amitié d’enfance devenue cauchemar
Les deux jeunes hommes se sont rencontrés au collège de Juilly dans leur adolescence. Malgré des destins très différents, ils sont restés proches pendant plusieurs années. Plus tard, lors d’une tournée au Canada pour assurer les premières parties de Barbara, Jean-Jacques Debout quitte la scène de Montréal lorsqu’il se fait soudainement saisir par un homme cagoulé. Celui-ci le pousse dans une voiture. Il raconte : « Quand on m’a kidnappé, je ne savais pas que c’était lui ».
L’homme le conduit alors dans un lieu discret et lui ordonne : « Tourne-toi ». Jean-Jacques Debout se retourne, craignant une attaque. L’homme retire alors son cagoule et ses lunettes : « je reconnais mon Jacky ». Mesrine lui explique avoir vu son nom sur une affiche à Montréal et avoir décidé de l’enlever, lui disant qu’il aurait aimé le revoir.
Une course-poursuite inattendue dans la voiture
Une fois dans la voiture, Mesrine lui révèle son identité en lui lançant : « Retourne-toi Jean-Jacques, c’est moi Jacky ». La situation devient rapidement chaotique. La voiture roule à toute vitesse dans Montréal, manquant de s’écraser contre une boutique sur l’avenue de Sherbrooke, tandis que Mesrine, assis à l’arrière, surveille la route par la lunette arrière.
Insatisfait de la vitesse, Mesrine gifle le chauffeur et lui hurle : « Fonce, fonce, j’ai toute la police au cul ! ». Jean-Jacques Debout témoigne : « C’était terrible. Plus il lui demandait de foncer, plus il lui donnait des claques. Le pauvre donnait des coups de volant, il ne savait plus où il était. Je pensais qu’on allait s’écraser et ne pas s’en sortir vivant. »
Cette scène rocambolesque a laissé une forte impression, comme l’a souligné Anne-Elisabeth Lemoine lors de l’émission, en la comparant au film Les Tontons flingueurs.
Une visite inattendue chez Chantal Goya
Quelques années plus tard, la cavale de Mesrine rattrape le couple. En 1978, à Houdan, l’homme sonne chez Chantal Goya pour demander son chemin vers Mantes-la-Jolie. Avant de partir, il lui lance : « Vous direz bonjour à quelqu’un que je connais, Jean-Jacques ». Le lendemain, la chanteuse découvre la maison entourée d’au moins 500 policiers.
