20 février 2026

Autour de Jack Lang, les langues se délient : “Je savais qu’il était radin, mesquin, mais…”

Figure indéboulonnable de la culture française pendant des décennies, Jack Lang est aujourd’hui au plus bas. Mis en cause après la révélation de ses relations et échanges financiers avec Jeffrey Epstein, et visé par une enquête du Parquet national financier, l’ancien ministre voit, depuis plusieurs jours, ressurgir des témoignages troublants sur son train de vie fastueux.

L’ère Jack Lang à la tête de l’Institut du monde arabe est officiellement terminée. Ce mardi 17 février, une semaine après l’annonce de la démission de Jack Lang du prestigieux poste qu’il occupait depuis 13 ans, la diplomate et conseillère d’Emmanuel Macron, Anne-Claire Legendre, lui a succédé. Longtemps intouchable, Jack Lang a vu sa carrière vaciller fin janvier dernier, après la publication, par le ministère de la justice américain, de dizaines de courriels échangés entre Jeffrey Epstein et l’ancien ministre de la Culture et la révélation, par Mediapart, des liens financiers qui unissaient les deux hommes jusqu’en 2018. Dans la foulée, le Parquet national financier a ouvert une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », le visant sa fille Caroline et lui.

Mais au-delà de l’affaire judiciaire, c’est une autre image qui se fissure. Dans les colonnes du Parisien, ce mardi, d’anciens proches se souviennent du train de vie princier de l’ex-ministre de la Culture et de son épouse Monique, mais aussi de ses habitudes en matière de dépenses. Une ex-collaboratrice, « au bord des larmes », confie : « Même un café ou un taxi, si j’étais à ses côtés, c’était toujours moi qui payais. Il me rémunérait au lance-pierre. Je savais qu’il était radin, mais qu’un, mais ce que je découvre me dégoûte. » Si elle déclare restée « fière » d’avoir travaillé à ses côtés et ne pas « renier » son « œuvre » pour la culture, elle se dit aujourd’hui « effondrée ». Le trouble est palpable.

Pot de départ à 22 000 euros , notes impayées à Cannes… Les « mauvais souvenirs » laissés par Jack Lang au fil de sa carrière

Un autre témoin, qui a connu Jack Lang avant l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, n’hésite pas à lâcher auprès du Parisien : « Pourquoi il est riche ? Parce qu’il n’a jamais dépensé un sou de sa vie. » Il évoque déjà, à la fin des années 1970, une organisation minutieuse autour des frais de campagne, avec factures surveillées de près : « Un jour, sa femme Monique m’a avoué que, pour leur festival de théâtre de Nancy, ils recevaient une subvention qui leur suffisait, mais qu’ils hurlaient toujours qu’ils n’avaient pas assez pour obtenir davantage et mettre de côté pour préparer ses campagnes. C’était un système. »

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Source : Gala

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