31 mars 2026

Gilbert Montagné : La renaissance d’un géant de la musique française

Gilbert Montagné, connu pour sa voix inoubliable et ses grands succès comme On va s’aimer ou Les sunlights des tropiques, est une figure emblématique de la scène musicale française depuis plusieurs décennies.

Reconnaissable à ses lunettes de soleil, il a su transformer ses débuts difficiles en une énergie créative exceptionnelle. Artiste polyvalent, il a multiplié les concerts, les apparitions à la télévision et les collaborations, toujours avec sa bonne humeur légendaire.

Une enfance marquée par un handicap

Ce qui fait la particularité de Gilbert Montagné, c’est aussi son histoire personnelle. Né aveugle, il a perdu la vue dès ses premières heures. Né prématuré, après seulement six mois de grossesse, il pesait à peine 950 grammes et a été placé en couveuse.

Selon ses propres mots, une erreur médicale a été à l’origine de sa cécité : « Ce qu’il s’est passé, c’est qu’à l’époque ils ne savaient pas le dosage adéquat en oxygène. Ils en ont trop mis dans la couveuse et ça a brûlé tous les tissus, les nerfs optiques. »

Malgré cette épreuve, Gilbert Montagné a su transformer ce handicap en force. Il raconte : « Quelle merveille ce qu’ils ont fait, parce que s’ils n’en avaient pas mis assez, je ne serais pas là à vous parler. »

Une famille unie et l’esprit d’audace

Son entourage familial a joué un rôle essentiel dans sa vie. Il confie que « toute ma famille a été fantastique, ils n’ont pas vu le handicap ». Dès l’âge de cinq ans, il commence à prendre des cours de piano pour non-voyants. Son amour pour la musique se révèle lors d’une lecture dans le métro par sa mère, qui lui indique une annonce : « Piano à vendre 25 000 anciens francs, ça fait comme 60 euros. »

Pour l’acquérir, son père et son frère ont transporté le piano sur cinq étages sans ascenseur, un geste qui est resté gravé dans sa mémoire : « Mon père et mon frère ont porté ce piano sur le dos cinq étages sans ascenseur. »

Son entourage familial a toujours encouragé son dépassement de soi. Sa sœur insiste sur le fait que Gilbert ne considérait pas son handicap comme une limite : « On n’a jamais considéré que Gilbert était handicapé, il a fait des choses qu’on ne pouvait pas faire nous-mêmes, que ce soit le ski ou l’équitation. Rien ne l’arrêtait. »

Sa mère, quant à elle, n’a jamais douté de ses talents, affirmant qu’il était « un génie de la musique » et lui ayant toujours donné confiance en lui-même.

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