Une nouvelle biographie révèle que la reine Elizabeth II aurait souffert d’une dépression nerveuse. Selon le biographe Robert Hardman, la souveraine aurait connu des périodes de troubles, notamment à l’été 1969, alors qu’elle était alitée au Palais de Buckingham.
Dans une émission produite par le Daily Mail et diffusée sur YouTube, Hardman explique que la reine a été victime d’un épuisement nerveux à cette période. Il s’appuie sur des recherches approfondies menées pour son dernier ouvrage, Elizabeth II : In Private. In Public. The Inside Story. Il précise que la mère de Charles III a traversé une grande détresse lors de l’investiture de son fils en tant que prince de Galles, alors âgé de 20 ans.
Une période de grande tension
Selon une source du Palais, cette période a été particulièrement stressante pour Elizabeth II, en raison du contexte politique de l’époque. Le 1er juillet 1969, la reine devait participer à un événement au château de Caernarfon, au Pays de Galles, devant 500 000 spectateurs. La veille, une attaque terroriste a perturbé la préparation. Un groupe nationaliste gallois, lié à l’IRA, a placé des bombes dans les environs, provoquant plusieurs morts. La menace était si grave que le gouvernement avait envisagé d’annuler la cérémonie, mais Elizabeth II a refusé catégoriquement.
Malgré la menace terroriste, la reine a décidé de maintenir la cérémonie. D’après Robert Hardman, cette décision montrait sa détermination face à la peur, surtout que cette menace pesait aussi sur son fils. Le biographe souligne que cette période était globale, marquée par des événements comme l’assassinat de Martin Luther King ou celui de Bobby Kennedy, qui rendaient tout le monde nerveux et inquiet de l’avenir.
Les symptômes et les conséquences
Quelques jours avant l’événement, la reine a annulé plusieurs engagements, notamment une visite au pays de Galles et des activités sociales prévues, comme une finale de Wimbledon ou des garden-parties. Elle aurait initialement invoqué la grippe, mais une proche de son entourage aurait confié qu’il s’agissait en réalité d’un épuisement nerveux.
Le biographe précise que, bien que la reine ait repris le travail environ une semaine plus tard, elle était proche de la dépression. Cependant, il ne s’agissait pas d’une véritable dépression clinique, mais plutôt d’un état de grande fatigue nerveuse. La date du 1er juillet 1969 a marqué la proclamation de Charles comme prince de Galles. À la mort d’Elizabeth II, en septembre 2022, Charles lui a succédé sur le trône du Royaume-Uni, couronné en mai 2023.
