22 avril 2026
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Matthieu Delormeau se confie sur ses addictions et sa descente aux enfers

Matthieu Delormeau : un témoignage sur ses addictions et sa descente aux enfers

Invité sur France Inter le mardi 21 avril, à l’occasion de la sortie de son livre Addictions, Matthieu Delormeau a évoqué avec intensité ses expériences difficiles liées à ses dépendances. Le livre, qui sera en librairie dès demain, lui permet de partager ses parcours et ses erreurs.

Il revient notamment sur le point de départ de son addiction : une première expérience de chemsex, une pratique impliquant la consommation de substances illicites dans un contexte sexuel prolongé. Il décrit des sessions pouvant durer plusieurs jours, expliquant que cela peut durer jusqu’à cinq jours, et ajoute : « Ça peut durer jusqu’à 5 jours, je vous laisse imaginer dans quel état on ressort au cinquième jour ».

Des confidences glaçantes sur une addiction hors de contrôle

Matthieu Delormeau confie aujourd’hui vouloir alerter sur ces comportements. Il se présente comme « quelqu’un qui est tombé dans tous les pièges » et précise : « Dans ce livre, je donne beaucoup de conseils aux gens ». Il souligne aussi : « C’est l’histoire d’un connard qui avait besoin d’une bonne leçon pour devenir quelqu’un de mieux, mais la leçon a coûté très cher ».

Il met en garde : « Quand vous prenez de la drogue, ça paraît bon pour le moment, mais rappelez-vous toujours le prix à payer derrière… C’est trop lourd ». Il revient sur la gravité de sa consommation, admettant avoir atteint des doses extrêmes : « Je suis monté jusqu’à 4 g. À la fin, c’était la nuit aussi. C’était 4 g et 15 ml de GHB par jour, c’est gigantesque ».

La descente aux enfers de l’animateur

Matthieu Delormeau a décrit avec sincérité la période sombre qu’il a traversée, marquée par ses addictions et une perte totale de repères. Il confie : « Je n’imagine pas à quel point je suis tombé bas », en évoquant aussi la chance qu’il a eue de ne pas faire d’arrêt cardiaque. Il rappelle que « il y a beaucoup de gens dans la drogue qui meurent sans vouloir se suicider ». Il insiste : « Je n’avais pas d’envie suicidaire, mais j’aimais pas assez la vie pour avoir de la mort ».

Il poursuit en racontant ses nuits difficiles, où il prenait des médicaments pour dormir. Il explique : « Je me couche le soir et je me disais si je peux pas me suicider mais si je me réveille pas demain, c’est pas très grave ». Il évoque des soirées sous anxiolytiques et somnifères, dans une recherche d’oubli immédiat : « Je me couchais complètement shooté anxiolytique et de somnifères ». Il ajoute : « Il fallait que dans les une minute trente maximum, je m’endorme sinon je commence à réfléchir ».

Il compare son usage à celui de Michael Jackson et de son recours au propofol, en précisant : « Moi je prenais quasiment autant mais en anxiolytique et en médicaments ».

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