18 mai 2026

Charles III face au cancer: sa méthode secrète pour gérer le stress

Le roi Charles III face au cancer : une méthode inattendue pour gérer le stress

À 77 ans, le roi Charles III doit faire face à un cancer, tout en assumant ses responsabilités officielles. Sous l’œil des caméras, il doit jongler avec ses traitements, ses obligations royales et la peur qui peut l’envahir. Comme beaucoup de patients atteints d’une maladie grave, il cherche des moyens pour réduire son stress. Une de ses stratégies consiste à occuper ses mains avec une activité qui apaise l’esprit. Ce passe-temps, longtemps considéré comme réservé aux grands-mères, a été évoqué lors d’une visite d’État aux États-Unis.

C’est en effet lors d’une garden-party à l’ambassade britannique à Washington que le monarque a parlé avec le plongeur olympique Tom Daley, connu pour militer en faveur du tricot pour la santé mentale. Selon le récit de Daley, le roi a confié qu’il tricotait quand il était enfant, même s’il n’était pas très doué. Il a aussi précisé que cette activité lui semblait bénéfique pour sa santé mentale, ce qui pourrait l’inciter à s’y remettre.

Le tricot, une méthode choisie par le roi pour faire face

Malgré sa maladie et ses nombreux engagements, le roi continue à participer à des événements officiels tout en suivant ses traitements. Selon Tom Daley, le souverain cherche visiblement des moyens pour gérer le stress dans cette période difficile. Le tricot apparaît alors comme une solution discrète pour faire face aux examens médicaux, aux nuits raccourcies et à la pression de la monarchie.

Des médias britanniques rappellent que la reine Elizabeth II et le prince Philip étaient aussi issus de cette culture du « stiff upper lip », qui consiste à garder ses émotions pour soi et à privilégier des loisirs genrés. Voir une figure d’autorité comme le roi pratiquer une activité souvent perçue comme féminine envoie un message clair : prendre soin de sa santé mentale n’est pas une faiblesse, même pour un monarque.

Les bienfaits du tricot sur la santé, selon la science

Avant même le roi Charles III, des chercheurs ont étudié les effets du tricot. Une étude internationale menée par Jill Riley, Betsan Corkhill et Clare Morris, publiée dans le British Journal of Occupational Therapy, a porté sur 3 545 tricoteurs. Elle montre que la majorité pratique cette activité pour se détendre et réduire le stress. Plus les participants tricotaient fréquemment, plus ils se disaient calmes, heureux et concentrés. Ces effets étaient encore renforcés lorsqu’ils tricotaient en groupe.

Aux États-Unis, des initiatives comme Project Knitwell proposent le tricot à des patients atteints de maladies chroniques ou de cancer. Selon leurs rapports, cette activité permet de diminuer l’anxiété, d’améliorer l’humeur et d’offrir une distraction face à la douleur. Pour l’Organisation mondiale de la santé, ces bénéfices sont importants : ils participent à l’amélioration du bien-être, du sommeil et du sentiment de contrôle, même si le tricot ne remplace pas la médecine.

Ce que ce choix révèle sur la gestion de la maladie

En évoquant le recours au tricot, le roi Charles III montre une manière personnelle de faire face à la maladie. Des recherches sur l’effet Papageno, qui désignent ces récits de coping, soulignent que partager ses stratégies peut encourager d’autres patients à trouver leur propre activité apaisante. Ce geste simple témoigne d’une approche positive face à la maladie et à la nécessité de prendre soin de soi.

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