Une chanson inédite écrite il y a 50 ans pour Sylvie Vartan
De ses grands succès comme Que je t’aime, qui est devenu l’un de ses hymnes dans la fin des années 1960, à d’autres tubes tels que Le Pénitencier, Marie, Je te promets, Quelque chose de Tennessee, Laura, L’Envie ou encore Allumer le feu, Johnny Hallyday a marqué plusieurs générations avec ses chansons. Selon un sondage Elabe, Je te promets est la chanson préférée des Français, devant Marie, Que je t’aime et Le Pénitencier. Allumer le feu reste lui aussi un titre emblématique de ses grands concerts.
Cependant, il se pourrait qu’un autre titre, jamais publié, rivalise avec ces succès. En effet, il y a plus de cinquante ans, avant sa mort en 2017, Johnny Hallyday a écrit une chanson qui n’a jamais été commercialisée. Ce morceau, intitulé Des comme toi, y en a plus, a été composé après une erreur qu’il aurait commise envers Sylvie Vartan, son épouse de l’époque. Il s’agit d’un titre d’amour et de mea culpa, écrit dans une période de crise, qui révèle une facette moins connue du chanteur.
Johnny Hallyday, “abominablement sentimental” ?
Michel Mallory, qui a collaboré avec le rockeur, raconte : « Il m’avait convoqué à dix heures du matin, ce qui est hallydesquement impossible. Lorsque j’arrive chez lui, la première phrase qu’il me dit, c’est : ‘J’ai fait le con, j’ai dépassé la mesure.’ Et je lui pose simplement comme question : ‘Sylvie ?’ Il ne m’a pas répondu mais a hoché la tête. »
Ce morceau, qui doit sortir le 26 juin sous la production d’Universal Music, est décrit par Michel Mallory comme révélant beaucoup de choses. Selon lui, il témoigne du caractère très passionné de Johnny Hallyday. « Ça peut paraître curieux, mais Johnny était abominablement sentimental. C’était un romantique. De temps en temps, il se laissait aller à chanter des choses comme ça. »
Une vision plus tendre du chanteur
Malgré son image de rebelle, Johnny Hallyday était aussi un homme profondément sentimental. Babeth Étienne, sa seconde épouse, qui lui a consacré un livre de souvenirs en 2020, se souvient de lui comme d’un homme « tendre » et « attentionné ». Dans un entretien avec France Dimanche, elle décrit Johnny comme « un grand romantique », mais aussi comme quelqu’un de « supersensible » et « capable de faire de petites attentions pour la femme qu’il aimait ».
Selon elle, loin du mythe du dur à cuire, Johnny vivait pour l’amour. Il cherchait toujours à séduire et à rendre heureuse sa partenaire, témoignant d’une sensibilité rarement perçue par le public.
