Qui est Ghassan Salamé, le père de Léa Salamé ?
Visage reconnu de l’actualité en France, Léa Salamé est aussi connue pour ses origines familiales. Son père, Ghassan Salamé, est un intellectuel libanais respecté, aujourd’hui ministre de la Culture du Liban et acteur important de la diplomatie internationale.
Longtemps discret du grand public français, ce professeur de relations internationales a façonné l’environnement dans lequel a grandi la journaliste. Né en 1951 au Liban, il a grandi dans un milieu modeste. Son parcours a été marqué par la guerre civile, l’exil et les responsabilités politiques. Son histoire permet de mieux comprendre la trajectoire de sa fille, élevée dans une famille où l’engagement et l’exigence étaient présents.
Les études de Ghassan Salamé, de Beyrouth à Paris
Fils d’un instituteur et d’une employée d’une blanchisserie dans un grand hôtel de Beyrouth, Ghassan Salamé a construit sa carrière par l’éducation. Il a commencé ses études dans son pays avant de rejoindre Paris pour poursuivre à l’Institut d’études politiques. Selon le magazine Gala, il a également étudié à l’université Saint-Joseph de Beyrouth, puis obtenu un diplôme d’études approfondies en droit international public à l’université de Paris.
Gala précise qu’il détient deux doctorats, en littérature et en sciences politiques, ainsi qu’un DEA en droit. Il a enseigné à Sciences Po Paris, où il est devenu professeur de relations internationales. Auteur de nombreux ouvrages et décoré de la Légion d’honneur, il est reconnu comme l’un des grands intellectuels francophones sur le Proche-Orient et la mondialisation.
Une carrière politique et diplomatique influente
En parallèle de ses activités académiques, Ghassan Salamé s’est engagé en politique. Il a été ministre de la Culture du Liban de 2000 à 2003, sous le gouvernement de Rafiq Hariri. Pendant cette période, il a supervisé l’organisation des sommets de la Ligue arabe et de la Francophonie à Beyrouth. En avril 2005, il a brièvement occupé un poste regroupant la Culture, l’Éducation et l’Enseignement supérieur dans le gouvernement de Najib Mikati.
Plus récemment, en février 2025, il a retrouvé le portefeuille de ministre de la Culture dans un nouveau gouvernement libanais. Sur la scène internationale, il s’est fait connaître comme conseiller spécial de Kofi Annan à l’ONU, puis comme représentant spécial des Nations unies pour la Libye. En 2023, il intervenait encore sur France Inter, en tant que professeur émérite de relations internationales, pour analyser le conflit israélo-palestinien.
Une influence forte sur Léa Salamé
Sur le plan personnel, l’impact de Ghassan Salamé sur sa fille est très important. En 2020, lors de l’émission Passage des arts, la journaliste évoquait un « père oriental » mais « étonnamment très féministe ». Selon Gala, il leur répétait souvent : « Je ne veux pas que vous dépendiez financièrement d’un homme. C’est la première des libertés. »
Ce principe éducatif a poussé Léa Salamé et sa sœur Louma vers l’indépendance. Malgré cette exigence, leur relation est aujourd’hui plus détendue. La journaliste raconte que son père est « très fier » du parcours de ses filles, qu’il a même soutenues sur le plateau de Vivement dimanche en 2026. Leur histoire familiale continue ainsi de se jouer entre Beyrouth, Paris et les plateaux de télévision français.
