15 septembre 2026

Ex-Prince Andrew Accusé d’avoir Contourné la Sécurité aBuckingham Palace

Andrew Mountbatten-Windsor : un ancien officier accuse l’ex-prince d’avoir contourné la sécurité

Le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor, ex-prince et ancien duc d’York, revient sur le devant de la scène suite à des accusations de violation des règles de sécurité à Buckingham Palace. Un ancien officier de sécurité affirme que l’ex-prince aurait fait entrer secrètement plusieurs femmes dans le palais, en contournant les procédures habituelles.

Selon ses déclarations, ces visites n’auraient pas été enregistrées ni visibles pour le public. Ces informations ont été transmises aux autorités britanniques et américaines, relançant le débat sur la protection de la monarchie.

Des visites secrètes et des règles assouplies

Dans un rapport remis aux autorités, Paul Page explique que « les protocoles de sécurité ont été assouplis entre 1997 et 2004 pour permettre à M. Mountbatten-Windsor d’introduire de nombreuses femmes au palais de Buckingham. » Il précise également que « ces femmes étaient souvent admises en dehors des heures d’ouverture, sans contrôle d’identité ni habilitation de sécurité, parfois sous le nom de code ‘Mme Windsor’. »

Selon lui, ces femmes étaient escortées vers les appartements privés de l’ancien prince sans badge ni vérification approfondie. Il raconte : « On nous disait simplement qu’une femme allait arriver à une heure précise. » Les agents ne demandaient pas leur identité et leurs noms n’étaient pas enregistrés dans les registres de sécurité.

Paul Page, un témoin clé dans l’enquête

Dans sa déclaration, Paul Page indique avoir observé « les circonstances concernant les visiteuses du prince Andrew et la façon dont le personnel de sécurité devait gérer ces visites. » Il ajoute que « il a décrit des situations où les procédures habituelles de sécurité n’étaient pas appliquées de la même manière à certaines visiteuses liées à l’ancien prince. »« 

L’ancien officier affirme avoir d’abord alerté la police de Thames Valley, sans réponse, puis avoir transmis une déclaration écrite au FBI via l’ambassade des États-Unis à Londres. Il explique avoir fourni des « informations de première main » et estime avoir « fait son devoir en tant que témoin potentiel. » Malgré un passé judiciaire, il se présente aujourd’hui comme un lanceur d’alerte.

Les liens avec Maxwell, Epstein et la justice

Dans le même dossier, Paul Page mentionne la fréquentation régulière de Ghislaine Maxwell à Buckingham Palace. Il considère que « sa présence et son accès étaient suffisamment inhabituels pour attirer l’attention du personnel de sécurité. » La britannique purge une peine de 20 ans de prison aux États-Unis pour trafic sexuel au bénéfice de Jeffrey Epstein. Des documents américains évoquent également des vols liés à Epstein vers des résidences royales.

Sur le plan judiciaire, Andrew Mountbatten-Windsor a été arrêté en février, à l’occasion de ses 66 ans, à Wood Farm Cottage. Il est soupçonné de misconduct in public office et a passé près de 11 heures en garde à vue. En mai, la police de Thames Valley a élargi l’enquête à d’éventuels crimes sexuels, notamment une femme affirmant avoir été conduite à son domicile de Windsor pour des actes sexuels, puis emmenée visiter Buckingham Palace.

Déchu de ses titres et éloigné de ses résidences royales, l’ancien prince conteste toutes ces accusations.

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