Charles III refuse de financer les frais de justice de l’ex-prince Andrew
À quelques jours d’une audience importante à Londres, l’ex-prince Andrew est davantage isolé. Son frère, le roi Charles III, a décidé que l’État ne financerait pas ses démarches judiciaires.
Selon des sources du palais, citées par People Magazine, le souverain a précisé que l’allocation privée qu’il verse à Andrew ne devait pas être utilisée pour payer ses frais de justice. Ces mêmes sources indiquent que cette procédure concerne uniquement Andrew et ses avocats, ce qui montre une nette prise de distance à la veille du procès.
Une décision claire sur le financement
Plusieurs médias britanniques rapportent que l’ex-prince continue de recevoir une allocation annuelle provenant des fonds privés du roi, mais un message lui a été adressé : cet argent ne doit pas couvrir ses frais juridiques. Une source du Buckingham Palace a confirmé qu’il a été « clairement indiqué que ces sommes ne doivent pas servir à financer la review judiciaire ».
Ce refus de soutien financier intervient après que Charles III a déjà réduit le rôle public de son frère. Après ses révélations liées à Jeffrey Epstein, Andrew a été déchu de ses fonctions, de ses titres et a été relogé dans une résidence plus modeste sur le domaine de Sandringham. Désormais, la défense judiciaire de l’ex-prince ne sera plus financée par la monarchie.
Procès contre la police suite à une arrestation inédite
Andrew a saisi la High Court de Londres pour contester les mandats de perquisition qui ont permis de fouiller Royal Lodge et Sandringham, ainsi que pour remettre en question ses conditions d’arrestation. Une audience à huis clos est prévue jeudi, le juge étant le seul à trancher, sans présence de journalistes ni de public.
L’ex-prince a été arrêté le 19 février 2026, jour de ses 66 ans, à Marsh Farm, sur le domaine de Sandringham. Il est soupçonné de « faute dans l’exercice de fonctions publiques » en lien avec Jeffrey Epstein. L’enquête reste en cours, et la police a indiqué que des mandats délivrés par la Central Criminal Court sont à l’origine de cette procédure.
Un isolement accru et la perte de ses privilèges
Ce processus judiciaire s’inscrit dans une longue série de sanctions à l’encontre d’Andrew. Après s’être mis en retrait de ses fonctions publiques en 2019, il a été déchu, en octobre 2025, de ses titres de prince et de duc d’York, sous la pression de l’opinion et du scandale Epstein. Il ne porte désormais plus que le nom d’Andrew Mountbatten-Windsor.
Le roi a également retiré Andrew de Royal Lodge pour l’installer dans une résidence plus modeste sur le domaine privé de Sandringham. Ce retrait de privilèges, considéré comme l’un des derniers, intervient peu avant l’audience judiciaire. Depuis cette résidence, Andrew prépare sa défense contre la Thames Valley Police, sans soutien financier direct de la famille royale face aux coûts importants de ses avocats.
