Camilla, une collaboratrice inattendue pour un roman policier
Dans le nouveau roman de Peter James, la reine Camilla ne se limite pas à un rôle fictif. Passionnée de romans policiers, elle a suggéré au romancier l’idée d’un complot au palais et a contribué à peaufiner les réactions du roi Charles III face à une tentative d’assassinat dramatique. Le livre, intitulé Le Faucon est mort, transforme le couple royal en personnages d’un thriller.
Dans cette histoire, un sabotage provoque le déraillement du train royal, un proche conseiller est abattu par un sniper, et l’enquête mène jusqu’à Buckingham Palace. Camilla a notamment aidé à rendre la scène crédible en fournissant des détails précis, depuis la gestuelle du roi jusqu’aux petites routines de la cour, sans trahir la réalité du palais.
De fan de Roy Grace à muse de Peter James
Tout commence en 2016, lorsque Camilla, alors duchesse de Cornouailles, évoque son admiration pour l’écrivain Peter James, créateur de la série policière Roy Grace. Elle lui confie qu’il fait partie de ses auteurs favoris, aux côtés de Jane Austen. Touché, l’auteur lui écrit pour la remercier, et une correspondance amicale s’installe.
Peter James, auteur à succès avec plus de 21 millions de livres vendus, a été invité par Camilla à visiter le tournage d’une série basée sur ses livres, en 2021 dans le Sussex. Il raconte que la reine est restée imperturbable malgré des scènes violentes. Selon lui, c’est Camilla elle-même qui a suggéré de situer un futur roman à Buckingham Palace, renforçant son image de grande lectrice.
Le roman Le Faucon est mort : un thriller royal fictif
Publié le 21 octobre 2025 chez Pan Macmillan, Le Faucon est mort raconte une attaque terroriste sur le Royal Train, lors d’un déplacement officiel de Camilla à bord d’un train vers un événement caritatif dans le Sussex. L’histoire se déroule le 20 novembre 2023. Le convoi déraille après un sabotage dans un tunnel, et la reine participe à l’évacuation dans un contexte de fumée et de panique.
Dans la confusion, le secrétaire particulier fictif de Camilla, Sir Peregrine Greaves, est abattu par un tireur d’élite sous ses yeux. L’enquête menée par le détective Roy Grace soulève la question : la reine était-elle la cible ou le proche conseiller visé pour une autre raison ? L’intrigue remonte jusqu’à Buckingham Palace, où apparaissent également Camilla et le roi Charles III, dans un décor mêlant réalité et fiction, dans un thriller royal.
« Elle a aidé pour les détails » : Camilla, conseillère en scénario pour Charles III
Pour Peter James, l’aspect le plus précieux de cette collaboration a été l’accès au regard intérieur de Camilla sur la monarchie. Il explique que la reine a été d’une grande aide, tout comme sa dame d’honneur, pour enrichir les détails du récit. Elle a notamment imaginé la réaction du roi Charles après l’attentat manqué. James raconte que, dans sa version, le roi était indigné et fourrait ses mains dans ses poches. Mais la reine lui aurait dit que cela ne correspondait pas à la réalité, affirmant que le roi n’aurait qu’une seule main dans la poche.
Le romancier avoue avoir été inquiet avant de présenter son brouillon au couple royal. Il se souvient d’avoir vu la reine arriver d’un pas décidé pour lui dire : « J’adore ! » Elle n’a pas voulu que l’on modifie un seul mot. Selon Peter James, cette scène a été l’un des moments les plus précieux de sa carrière. Il voit en Camilla une femme très sympathique, dont le rôle dans cette collaboration est illustré par sa « Salle de lecture », un lieu où la reine met en avant les écrivains, à l’image des stars du sport ou du rock.
