Charles Alloncle, député et rapporteur sur l’audiovisuel public
Le député Charles Alloncle, qui siège à l’Assemblée nationale et est rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a déjà été au centre de l’attention pour ses déclarations controversées. Lors d’une audition, il avait notamment affirmé que Nagui, animateur de France Télévisions, était probablement la personne ayant le plus profité financièrement de l’argent public en France au cours des dix dernières années, devant tout autre haut fonctionnaire ou dirigeant d’entreprise publique. Il s’était aussi montré très incisif lors des auditions de dirigeants et animateurs de France Télévisions.
Ce député de l’Hérault a rédigé un rapport qui proposait notamment la suppression de France 4 et la fusion de France 2 avec France 5. Ces positions avaient suscité beaucoup de débats.
Une nouvelle polémique liée à sa collaboratrice
Ces derniers jours, Charles Alloncle a été à nouveau sous le feu des projecteurs, mais pour des raisons différentes.
Une présentation erronée dans Paris Match
Le magazine Paris Match a publié des photos du député en compagnie de sa collaboratrice parlementaire, Shéhérazade Khandani. La légende initiale évoquait « un moment de détente parisienne pour Charles Alloncle et sa compagne ». Cependant, cette mention a été modifiée peu après, et Shéhérazade Khandani a été présentée comme « une amie » de l’élu, sans mention de relation amoureuse.
Cette publication a exposé la collaboratrice parlementaire à une situation difficile. Elle a ensuite révélé avoir été victime de harcèlement. Dans un communiqué relayé lors de l’émission TBT9 sur W9, elle a expliqué qu’elle était la cible d’un suivi jusque chez elle par des officines privées. Elle estime que cette situation constitue « une gravité absolue ».
Les accusations de harcèlement et de politique
Shéhérazade Khandani a déclaré qu’elle se sentait « jetée en pâture dans un règlement de comptes purement politique ». Elle a aussi dénoncé des attaques sur les réseaux sociaux, comprenant des insultes, voire des propos racistes visant ses origines et son prénom. Elle déplore le fait que les médias n’aient pas suffisamment souligné la dangerosité de telles pratiques pour la démocratie.
Après la publication des photos, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a saisi le déontologue du Parlement afin de vérifier si la situation de Charles Alloncle pourrait contrevenir à la loi. En effet, depuis 2017, il est interdit à un parlementaire d’employer un conjoint, un partenaire de PACS ou un concubin comme collaborateur.
Interrogé par Libération, Charles Alloncle a affirmé que sa relation avec Shéhérazade Khandani « n’a rien à voir avec ce que la loi interdit ». Il a ainsi voulu rassurer sur la légalité de leur relation.
