Un prince en exil : les regrets du prince Harry
Installé à Montecito, loin de Londres, le prince Harry est souvent décrit comme un prince en exil. Selon le commentateur royal Rafe Heydel‑Mankoo, cette distance a un coût émotionnel important. Il explique que le prince Harry regrette profondément certains choix de vie qui l’ont éloigné de sa patrie, de sa famille et du rôle qu’il aimait le plus : être un prince royal.
Par ailleurs, d’autres experts pensent que le duc de Sussex cherche à se rapprocher de la couronne. Il multiplie notamment ce que l’on qualifie de pseudo-tournées royales. Selon Richard Fitzwilliams, cité par AOL, le prince Harry souhaite renforcer ses liens avec la Grande‑Bretagne, notamment avec son père et ses amis, en fonction de la sécurité qu’il pourra obtenir. Cependant, cette volonté se heurte à une réalité plus froide et compliquée.
Ce que le prince Harry a laissé derrière lui
Pour Rafe Heydel‑Mankoo, les remords du prince Harry sont au cœur de son malaise actuel. Il souligne que les moments où il a été satisfait lors de ses tournées royales n’ont pas été égalés par ce qu’il ressent aux États-Unis. Selon lui, les projets qui y sont menés n’ont pas remplacé le sentiment d’utilité qu’il trouvait dans ses engagements en tant que membre de la royauté. L’expert insiste aussi sur le fait que leur notoriété et leur statut dépendent de leur proximité avec la famille royale. Plus ils s’en éloignent, moins ils suscitent d’intérêt.
De son côté, Richard Fitzwilliams qualifie cet « exil semi-royal » à Montecito de destructeur pour le prince. Il pense que Harry n’a jamais vraiment tourné la page de sa vie officielle. Cela explique ses regrets et son désir de renouer avec la Grande‑Bretagne, notamment avec son père et ses anciens amis.
Les pseudo-tournées royales, une vitrine qu’il refuse d’abandonner
Déjà en 2024, la spécialiste Sarah-Louise Robertson évoquait le voyage des Sussex au Nigeria comme une pseudo-tournée royale, visant à présenter le couple comme des « alternatives royales ». Rafe Heydel‑Mankoo va plus loin en affirmant que Harry tente de jouer le rôle d’un prince en exil, à travers ces déplacements en Australie ou en Ukraine. Selon lui, ces voyages leur permettent de recréer un protocole sans passer par l’appareil officiel de Buckingham.
Ces déplacements suscitent des critiques. Le commentateur Lee Cohen dénonce un couple qui aurait abandonné le devoir et le service, tout en conservant les attributs de leur rang pour renforcer leurs projets de vanité. Il parle d’un duc qui pratique une diplomatie en freelance, une situation qu’il qualifie de non-sens constitutionnel. Il appelle à retirer leurs titres et mettre fin à cette mise en scène.
Charles et William : une porte désormais fermée
Du côté du palais, la position reste ferme. Il est rapporté que le roi Charles n’approuve pas les engagements pseudo-royaux des Sussex, notamment leur récente visite en Jordanie et leur tournée en Australie, écrit Duncan Larcombe dans Woman & Home. Des sources de Buckingham, citées par le même média, estiment que le couple agit en dehors du cadre fixé lors du départ négocié sous Elizabeth II. Certains pensent même que le prince William pourrait un jour retirer à son frère son titre princier, une fois devenu roi.
Rafe Heydel‑Mankoo voit dans les apparitions de Harry en Australie ou en Ukraine une tentative de démontrer à sa famille qu’il peut encore fonctionner comme un royal. Cependant, il ajoute que la réalité est différente : il est inconcevable que le roi ou le prince de Galles lui rouvrent la porte du cercle royal.
