Karine Le Marchand et son projet d’agence de rencontres
Connaissant bien le domaine sentimental grâce à son émission L’amour est dans le pré, Karine Le Marchand s’investit aujourd’hui dans un nouveau projet personnel. Elle souhaite créer une agence de rencontres, en réponse à l’évolution des relations amoureuses en France. Son constat est simple : les applications de dating traditionnelles sont devenues épuisantes et ne répondent plus aux besoins des célibataires.
Elle explique qu’il existe un phénomène de « dating fatigue » : les gens en ont assez d’être maltraités ou maltraités sur ces plateformes. Ils arrêtent d’utiliser ces applications, mais il n’y a pas d’alternative satisfaisante. La solitude persiste malgré tout. Pour répondre à cette problématique, elle a lancé Le Club des Belles âmes.
Ce lieu, dont le nom provient de son mas provençal à Aix-en-Provence, est déjà utilisé pour des stages de bien-être et de développement personnel. La promesse est claire : offrir un cadre différent, basé sur la sincérité, pour permettre aux célibataires de trouver l’amour authentique et durable dans une société où cela devient de plus en plus difficile.
Une émission de RTL sous le regard de l’Arcom
Le 2 juillet, l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a publié une décision concernant une émission diffusée sur RTL le 12 février, en pleine période de Saint-Valentin. L’émission, intitulée Parlons Amour, était animée par Karine Le Marchand. Elle réunissait des coachs, des experts, ainsi que des témoignages d’auditeurs autour des relations sentimentales.
Plusieurs interventions ont attiré l’attention du régulateur, notamment celles évoquant le Club des Belles âmes, lancé par l’animatrice. Sur le plateau, elle a expliqué en détail le fonctionnement de cette agence : « Chez nous, c’est le contraire des applications de rencontres. Au Club des Belles âmes, on vérifie l’identité, les revenus, l’adresse. On n’a pas de mythomane, on n’a pas de michto. Je peux vous dire que les hommes chez nous ont quasiment 100 % de chances de rencontrer des femmes. » Elle insiste aussi sur l’état d’esprit du projet, qu’elle décrit comme un espace « basé sur les affinités » et destiné à favoriser des relations « sincères et durables ».
Une promotion trop évidente selon l’Arcom
Selon l’Arcom, la répétition des références au Club des Belles âmes dans l’émission a pu brouiller la frontière entre contenu éditorial et communication commerciale. Lorsqu’une invitée évoque d’autres moyens de rencontres, Karine Le Marchand intervient rapidement pour rappeler : « Bah oui. Le Club des Belles âmes« .
Le régulateur considère que ces rappels fréquents ressemblent à une publicité déguisée, non suffisamment identifiée. Il rappelle aussi que « les messages publicitaires doivent être clairement annoncés et identifiés comme tels ». Or, dans cette émission, cette règle n’aurait pas été respectée, en raison de la fréquence des mentions et du contexte de diffusion.
