1 septembre 2026

Pourquoi Lady Diana continue de fasciner 29 ans après sa mort

Une fascination persistante pour Lady Diana

À l’approche du 29e anniversaire de la mort de Lady Diana, le 31 août, l’écrivaine Laura Tinard publie un roman inspiré par l’obsession de sa mère pour la princesse des cœurs. Son récit plonge dans les années 1990, une période qui résonne encore avec la peopolisation des années 2020. Mais pourquoi Diana continue-t-elle de fasciner autant ?

Un récit personnel lié à une obsession familiale

Dans son livre Lady Diana, Ma Mère et Moi, Laura Tinard raconte son adolescence à Nice, marquée par une mère qui, par sa ressemblance avec Diana, se prenait pour la princesse de Galles. La narratrice explique que cette fascination familiale a influencé son écriture. Elle évoque un souvenir marquant : un jour à l’école, sa mère lui a changé de coupe de cheveux, ce qui l’a profondément bouleversée. En regardant des photos, elle a compris que sa mère était influencée par Diana.

Pourquoi Diana reste une figure mythique ?

Lady Diana est l’une des figures les plus mythifiées du siècle dernier. La fascination qu’elle suscite repose notamment sur le fait qu’elle a su évoluer en étant une image qui a commencé à parler. Elle était en avance sur son temps dans ses prises de parole et ses actions, ce qui explique pourquoi elle reste encore « parmi nous » aujourd’hui.

Selon l’auteure, on cherche à dépasser l’image cliché de Diana pour découvrir qui elle était réellement. Derrière le mythe, il y a une femme comme une autre, confrontée aux mêmes difficultés que toutes les femmes, peu importe leur milieu.

Une relation entre fascination et identité

Laura Tinard explique que l’écriture de son roman lui a permis de nouer une relation personnelle avec Diana. Elle avoue avoir été émue en plongeant dans ses mémoires et archives, ressentant une proximité avec cette femme sensible. La princesse a ainsi laissé une empreinte forte dans son imaginaire.

Une influence familiale et une perception personnelle

La mère de l’auteure, en se prenant pour Diana, réinventait sa vie et la rendait plus belle à sa façon. Laura Tinard évoque aussi comment Diana influence sa propre vie, notamment son trait de caractère : dire ce qu’elle pense et tracer sa route. Elle ajoute que si elle admire Diana, elle ne supporte plus certaines choses, comme sa coiffure, mais reste fascinée par ses photos, notamment celles où elle plonge dans une piscine, un geste qui semblait beaucoup l’amuser.

Une écriture inspirée par la royauté et la jeunesse punk

Dans son récit, l’auteure passe de Nice à Londres, mêlant la figure de Diana à celle du mouvement punk. Elle raconte avoir rêvé d’être punk sur la Côte d’Azur, avant de partir à Londres pour ses études, où elle assistait à des concerts punk et passait devant Buckingham Palace, tout en étant marquée par l’image de l’enterrement de Diana.

Au début de l’écriture, Laura Tinard craignait que le sujet de Diana lui paraisse ennuyeux, mais elle a finalement plongé dans ses mémoires avec passion. Elle s’est sentie très proche d’elle, bouleversée par sa vie, et a noué une véritable relation avec la princesse au fil de l’écriture.

Une mère et une princesse, deux figures influentes

L’auteure compare la vie de sa mère, qui se prenait pour Diana, à celle de la princesse enceinte de William et Harry. Elle explique qu’il serait difficile pour elle de se mettre dans la peau de William, plus réservé et pudique, mais qu’elle préfère incarner Harry, plus imprévisible et passionné. Elle imagine sa narratrice cachée dans le jardin de Buckingham pour aller à sa rencontre, une scène qu’elle pense difficile à faire accepter au lecteur.

Une modernité partagée par Diana et sa mère

Selon Laura Tinard, Lady Diana reste la plus moderne des deux. Elle aurait continué à briser des tabous, en parlant librement. Sa mère, avec le temps, s’est aussi ouverte à de nombreux sujets, ce dont l’auteure est fière.

Enfin, elle compare Diana à des mythes comme Elvis ou Marilyn Monroe, mais estime qu’elle ressemble davantage à un punk, qui ne meurt jamais. La princesse, selon elle, voulait vivre, et il y a quelque chose de cette énergie dans l’atmosphère parisienne.

Laura Tinard, Lady Diana, Ma Mère et Moi, éditions du Seuil, 176 pages, 19 euros.

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