En juin 2024, Françoise Hardy, icône de la chanson française, est décédée à l’âge de 80 ans après un long combat contre un cancer du larynx. Son état l’avait éloignée de la scène et de la vie publique. Son fils, Thomas Dutronc, a évoqué cette période difficile dans le cadre du documentaire « Ce qui nous tient debout » de Mathieu Lartot.
Thomas Dutronc, 53 ans, s’est confié sur la fin de vie de sa mère, notamment sur son passage en réanimation. Il raconte que Françoise Hardy a passé un mois dans ce service, plongée dans le coma. Lors de cette période, ils ont essayé de lui faire écouter des morceaux de musique qu’elle aimait, comme « Sésame » ou des chansons d’Aragon. Selon lui, cela a provoqué des réactions chez elle, comme un léger sourire ou une réaction, alors qu’elle était censée être totalement sédatée et inconsciente.
Il souligne l’incroyable pouvoir de la musique, qui semble capable d’un peu réveiller ceux qui sont en grande souffrance. Pendant cette période, sa mère a été soutenue par son fils et par le personnel médical. Thomas Dutronc explique que sa mère est restée en réanimation pendant un mois. Il considère que l’un des aspects les plus difficiles lorsque l’on est malade, c’est de ne pas être suffisamment accompagné dans ces moments-là.
« Il faut beaucoup de gentillesse, d’abnégation » : Thomas Dutronc évoque l’accompagnement médical de sa mère
La maladie de Françoise Hardy a fortement réduit sa qualité de vie, notamment son élocution. Thomas Dutronc évoque avec pudeur ces derniers instants, marqués par une grande souffrance. Il décrit la manière dont le personnel soignant a fait preuve de gentillesse et d’abnégation pour accompagner sa mère. Il précise que ses proches doivent faire preuve de beaucoup de cœur et de patience dans ces moments difficiles, soulignant que les infirmiers et médecins ont une conscience aiguë de la souffrance des patients.
Le chanteur profite également de cette occasion pour faire une réflexion personnelle. Il explique que dans son milieu artistique, certains peuvent faire preuve d’un certain narcissisme, alors que face à la maladie et à la dévotion du personnel médical, cela remet en question ces comportements. Mathieu Lartot, réalisateur du documentaire, donne la parole à plusieurs personnalités touchées par la maladie, dont Alice Detollenaere, Camille Lacourt, Philippe Caverivière ou encore la journaliste Mary Patrux.
