Les mots que Évelyne Dhéliat refuse de prononcer à la télévision
À 77 ans, Évelyne Dhéliat, la célèbre météorologue, dévoile les mots qu’elle ne souhaite jamais utiliser sur le petit écran. Depuis plusieurs décennies, elle accompagne les Français avec sa voix douce, annonçant soleil, pluie ou tempêtes. Toujours élégante et souriante, elle reste une figure emblématique du bulletin météo, appréciée par le public chaque soir.
Derrière cette image rassurante, Évelyne Dhéliat se décrit comme une femme de caractère, passionnée et fidèle à ses principes. Le 23 décembre, elle a expliqué au Parisien qu’il y a certains mots qu’elle préfère ne pas employer, car ils ne reflètent pas toujours la réalité. Elle souligne que cette dernière diffère selon les régions et les situations.
« Je bannis… »
Elle confie : « Je bannis de mon vocabulaire les notions de beau et de mauvais temps. Elles sont trop subjectives. »
Elle donne l’exemple : « En été, un soleil prolongé peut être idéal pour les vacanciers ou les hôteliers, mais catastrophique pour les agriculteurs. » Respectueuse de l’environnement et des téléspectateurs, elle privilégie un vocabulaire neutre, factuel, qui parle à tous.
Évelyne Dhéliat insiste sur l’importance d’utiliser un langage simple, précis et accessible. Elle explique qu’elle préfère dire : « journée très ensoleillée dans telle région avec de la pluie », même si la pluie peut être perçue négativement. Selon elle, il faut toujours essayer de voir le bon côté, même lors d’un week-end pluvieux, pour mieux informer le public.
Une météo qu’elle apprécie même « mauvaise »
La météorologue, qui possède une belle maison en Normandie, avoue parfois se réjouir de la pluie, considérant cela comme un bon signe. « Parfois, je me dis ‘chouette, il pleut !’ », confie-t-elle. Elle précise que cette satisfaction vient aussi du fait qu’elle n’a pas toujours été trompée dans ses prévisions.
Engagée contre le réchauffement climatique, Évelyne Dhéliat rappelle que la météo ne correspond pas toujours à l’idée qu’on s’en fait. Elle souligne que ce qui est considéré comme « mauvais » temps pour certains peut être « beau » pour d’autres, comme les agriculteurs, ou pour la nature qu’elle aime tant. Elle ajoute : « Nous avons la chance de vivre dans un pays au climat tempéré… »
