Michel Sardou, célèbre pour sa chanson Lacs du Connemara, a également mené une vie parallèle, loin des projecteurs. En coulisses, il a investi dans un élevage de chevaux de course, un projet qui lui tenait à cœur et pour lequel il a consacré beaucoup de temps et d’argent.
Depuis les années 70, Sardou s’est passionné pour l’univers équestre. Tout a commencé lorsqu’Alain Delon lui a offert un trotteur. Grâce à ce cheval, il a remporté un championnat d’Europe à Rome et a rapidement développé cette passion. Il a alors constitué une écurie, achetant des chevaux engagés dans de grandes courses françaises, et a installé ses chevaux en Normandie, dans le Calvados, non loin de Deauville.
Le chanteur a acheté le manoir de la Haulle, dans cette région. Ses chevaux étaient alors en pension au Haras du Quesnay, propriété de la famille de l’entraîneur légendaire Alec Head. Entre son domaine, les pistes d’entraînement et les hippodromes, sa vie quotidienne oscillait entre musique et passion équestre.
Une aventure qui devient un investissement coûteux
Au fil des années, cet amour pour les chevaux s’est transformé en un véritable business. Sardou a acheté des yearlings, payé l’entraînement, les pensions et les déplacements. Pour maximiser ses chances, il a confié certains chevaux à l’entraîneur renommé Jean-Claude Rouget. Cependant, les résultats n’ont pas été à la hauteur de ses attentes.
Il explique avoir arrêté l’élevage à cause de sa déception : ses produits n’ont pas donné les résultats escomptés, malgré tous ses efforts. Il raconte avoir été souvent placé en quatrième ou cinquième position, ce qui lui a coûté très cher. Même s’il a gagné quelques courses, la répétition de places d’honneur et les dépenses importantes l’ont finalement convaincu de mettre fin à cette activité.
Il confie avoir posé un ultimatum à Jean-Claude Rouget concernant ses derniers jeunes chevaux. Si ceux-ci ne s’étaient pas révélés prometteurs, ils auraient arrêté. C’est ce qu’ils ont fait. La somme investie, sans retour financier significatif, a été un facteur déterminant pour abandonner ce projet.
La fin d’une époque et un nouveau départ dans le Sud
Un autre moment clé a été la mort d’Alec Head, en juin 2022. Ami proche de Sardou et propriétaire du haras du Quesnay, il représentait une figure centrale de cette vie équestre. Après son décès, la famille Head a décidé de vendre le haras. Sardou, très affecté, regrette la fin de cette étape : il ne sait plus où mettre ses chevaux et trouve triste que cette période se termine.
