Une ex-duchesse menace de révéler ses secrets
Dans l’univers de la royauté britannique, ce n’est plus un prince rebelle ou une série télévisée qui suscite l’inquiétude du palais, mais un projet de manuscrit. Sarah Ferguson, ex-duchesse sans rôle officiel depuis plusieurs années, serait en train de négocier la publication d’un livre de révélations. Fragilisée par des scandales et des dettes, elle pourrait dévoiler des détails sur sa vie et celle de ses proches.
Son ex-mari, Andrew Mountbatten-Windsor, déjà entaché par l’affaire Jeffrey Epstein et éloigné des médias, aurait peur que ces révélations ne mettent en lumière des coulisses sensibles. Selon un proche cité par le tabloïd pakistanais The News, il serait « en panique réelle » face au projet de mémoire de Sarah Ferguson. Il aurait menacé de poursuivre en justice tous ceux impliqués, y compris son ex-épouse, si ses conditions ne sont pas respectées.
Les enjeux juridiques et financiers
Andrew exigerait un droit d’approbation sur le contenu du livre ainsi qu’une part importante des revenus issus de sa vente. Il aurait également prévu de saisir la justice pour obtenir une interdiction de publication. De son côté, Sarah Ferguson semble déterminée à aller jusqu’au bout, adoptant une posture de défi.
Un récit potentiellement déstabilisant pour la monarchie
Selon le site américain The Daily Beast, ce qui pourrait le plus déstabiliser la monarchie n’est pas un nouveau chapitre du livre « Spare » mais bien un récit complet de Sarah Ferguson. Présentée comme « sans rien à perdre », elle aurait peu à perdre financièrement, ayant été privée de ses titres officiels et évincée de leur ancienne résidence, le Royal Lodge.
Face à cette situation, ses paroles deviennent ses dernières armes, et son ex-mari, discrédité, apparaît comme une cible évidente. Depuis l’affaire avec Virginia Giuffre et la perte de ses fonctions officielles, Andrew vit en marge de la couronne, dans une résidence financée en dehors des fonds publics. Selon un proche, il serait obsédé par sa réputation, soulignant que « la dernière chose dont il a besoin, c’est de nouveaux dégâts pour sa réputation ».
Le passé de Sarah Ferguson et ses motivations
Le Guardian rappelle que Sarah Ferguson a déjà publié deux autobiographies, en 1996 et en 2011, pour tirer profit de son passé royal. En 2010, elle avait été piégée par un tabloïd britannique, qui lui avait offert un accès à Andrew Mountbatten-Windsor contre 500 000 livres. La même publication évoque aussi un virement d’environ 150 000 dollars et des vols payés par Jeffrey Epstein, illustrant ses difficultés financières. Ces éléments alimentent la tentation de nouvelles révélations.
Un projet d’édition incertain
Selon GB News, Sarah Ferguson aurait proposé un « tell-all » à des éditeurs américains, avec un cachet estimé à environ 2 millions de dollars, une somme importante en euros. Cependant, plusieurs maisons d’édition auraient refusé, craignant de profiter du scandale Epstein ou de s’attirer des ennuis.
Malgré cela, le site The Daily Beast indique que d’autres éditeurs seraient intéressés par son histoire, persuadés qu’un tel récit trouverait un public. Fergie, de son côté, pense que toute tentative de l’empêcher de publier ne ferait qu’accroître l’intérêt pour ses mémoires.
