15 juin 2026

Le Prince Andrew réclame une fortune après son éviction du Royal Lodge

Andrew exige une compensation après son éviction

Humilié par son départ du Royal Lodge, l’ex-prince Andrew Mountbatten-Windsor ne souhaite pas en rester là. Selon plusieurs proches, il réclame une indemnité de plusieurs centaines de milliers de livres sterling auprès du Crown Estate, ainsi qu’un dédommagement pour Sarah Ferguson, son ex-épouse avec qui il partageait encore la demeure.

Privé de ses titres militaires et de son statut d’altesse royale suite aux révélations concernant Jeffrey Epstein, Andrew a dû quitter début 2026 cette résidence de 30 pièces, ancienne maison de la reine mère. Il a été relogé dans une habitation bien plus modeste, Marsh Farm Cottage, à Sandringham. Il se dit traité comme un bouc émissaire et prépare une réponse financière qui pourrait encore compliquer ses relations avec le roi Charles III.

La fin d’une ère au Royal Lodge

Le Royal Lodge a longtemps été le centre de la vie de la famille York. Andrew y a installé ses filles, la princesse Beatrice et la princesse Eugenie, puis a accueilli Sarah Ferguson en 2008, malgré leur divorce. La décision officielle du 30 octobre 2025, suivie de son départ effectif en février 2026, marque la fin d’une époque, remplacée par une maison plus petite et un personnel réduit à Sandringham.

Une source anonyme citée par le Daily Mail explique qu’Andrew s’est considérablement durci ces derniers temps et pense avoir été utilisé comme bouc émissaire. Selon cette même source, le duc estime que le roi a dépassé ses pouvoirs en mettant fin prématurément à son bail et confie à ses proches qu’il ne reculera pas face à ce qu’il considère comme une injustice.

Les enjeux financiers du bail de Royal Lodge

Le bail signé en 2003 entre Andrew et le Crown Estate porte sur 75 ans. Il couvre Royal Lodge, plusieurs cottages et environ quarante hectares de parc. Selon les documents officiels, l’ex-prince a payé près de 1 million de livres (plus de 1,2 million d’euros) et s’est engagé à financer environ 7,5 millions de livres (près de 8,8 millions d’euros) de travaux de rénovation, en échange d’un loyer symbolique, le fameux peppercorn rent.

Une clause importante indique qu’il aurait droit à une indemnisation pour les frais de rénovation engagés, plafonnée à moins de 7 millions de livres (environ 8,2 millions d’euros). Ce montant diminue chaque année pendant 25 ans. Cependant, le Crown Estate estime récemment qu’il est peu probable qu’Andrew ait droit à une quelconque indemnisation, en raison du coût élevé de la remise en état du domaine.

Controverse et malaise autour de la compensation

Le National Audit Office rappelle qu’Andrew a bénéficié d’un loyer quasi gratuit pour Royal Lodge, tout en sous-louant plusieurs cottages. Ces revenus privés, combinés à la générosité du bail, alimentent aujourd’hui la polémique sur sa demande d’indemnisation.

Par ailleurs, Andrew chercherait à obtenir « des centaines de milliers de livres » de la part du Crown Estate et un dédommagement pour Sarah Ferguson. Le NAO souligne aussi que les filles d’Andrew, Princess Beatrice et Princess Eugenie, logent dans des appartements de palais à des loyers réduits, ce qui renforce la controverse autour d’une famille déjà privilégiée qui réclame encore une nouvelle compensation.

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