Séverine Ferrer se remémore le harcèlement subi à ses débuts à la télévision
À 20 ans, Séverine Ferrer commence à animer l’émission Fan de sur M6, un rendez-vous incontournable du samedi matin pour les amateurs de musique. Avant cela, elle était déjà connue à la Réunion, où elle a débuté très tôt à la télévision après avoir été élue mini-Miss à sept ans. Elle a également présenté le Séverine Club à neuf ans, puis l’émission Les enfants du soleil. Malgré sa notoriété, elle a vécu un harcèlement constant à l’école, notamment parce que ses camarades la reconnaissaient à la télévision.
Invitée de Malika Ménard sur la chaîne YouTube Sqool TV, Séverine Ferrer a raconté qu’avant de participer à l’émission Tous à la une avec Patrick Sabatier, elle a reçu un appel malveillant. Ses parents ont alors été trompés en leur faisant croire qu’elle avait eu un grave accident. Elle se souvient : « Je suis en cours d’histoire-géo, quelqu’un arrive et me dit : ‘Vos parents vous attendent’. Et là, je vois en bas de l’escalier mon père, ma mère et ma grand-mère en pleurs. Ils me regardent et me demandent si je vais bien. » Elle précise que quelqu’un avait appelé pour leur faire croire qu’elle avait été victime d’un accident lors d’un cours de sport, et qu’elle devait être amputée.
Un harcèlement lié à sa notoriété
Elle explique que cette malveillance ne se limitait pas à ses camarades. Les professeurs aussi pouvaient parfois se montrer cruels. Séverine se souvient qu’une de ses professeures lui avait un jour dit : « Va faire autre chose plutôt que d’aller faire n’importe quoi à la télé », après qu’elle ait terminé son travail plus tôt que les autres. Selon elle, ces comportements étaient liés au fait qu’elle était la première enfant à faire ce métier, ce qui suscitaient des jalousies et des moqueries.
Elle raconte également avoir été victime de gestes inappropriés. Des garçons lui auraient mis la main aux fesses ou lui auraient donné un croche-pied en cours d’athlétisme, ce qui l’a laissée blessée et en sang. Elle se rappelle s’être arrachée le pied du sol jusqu’au bras, inquiète que sa robe ne soit tachée et moche.
Les agressions physiques et le regard des autres
Le harcèlement à l’école allait jusqu’à des violences physiques. Séverine Ferrer évoque notamment un croche-pied en cours qui l’a blessée sérieusement. Elle précise que la reconnaissance de ses collègues et de ses camarades la mettait souvent dans une situation difficile. Elle se souvient que ses professeurs aussi étaient parfois cruels. Elle cite l’exemple d’une maîtresse qui lui aurait dit, un jour : « Va faire autre chose plutôt que d’aller faire n’importe quoi à la télé. » Pour elle, ces comportements étaient liés au fait qu’elle était la seule enfant à exercer ce métier à cette époque.
Elle insiste sur le fait qu’elle a été la première à faire ce métier dans son entourage, ce qui a suscité jalousies et incompréhensions. Malgré tout, elle a continué à avancer, portant ces cicatrices physiques et morales.
