18 mai 2026

Kad Merad : de l’ouvrier algérien à star du cinéma découvrez son incroyable parcours

Star du cinéma populaire, Kad Merad a grandi loin des studios, dans un environnement ouvrier marqué par le métal et les trains. Son histoire commence en 1964, lors de sa naissance à Sidi Bel Abbès en Algérie, avant que sa famille ne s’installe dans un petit village du département de la Loire.

En 1964, la famille Merad s’installe à Balbigny, une commune située au sud de Roanne. Ils vivent dans un logement modeste près de l’usine où travaille son père, Rémy Merad, chef d’atelier à la Compagnie française des produits métallurgiques. Leur maison se trouve au bord des rails, où circulent des wagons de marchandises. Kad Merad raconte que leur maison était souvent entourée de wagons, qui constituaient un terrain de jeu pour lui et ses frères et sœurs.

Des premières années en Loire

Né en Algérie, Kad Merad quitte son pays avec ses parents et ses frères peu après sa naissance. La famille choisit la Loire car le père de Kad, Rémy Merad, y obtient un poste dans l’industrie ferroviaire. La petite commune de Balbigny devient alors le premier lieu de vie pour l’enfant.

Dans les années 1960, la vie quotidienne des Merad ressemble à celle de nombreuses familles ouvrières du sud roannais : horaires d’usine, quartiers populaires et vie de village. Leur maison, située à quelques mètres des installations de l’usine, est entourée par un paysage où le train et le métal occupent une place centrale. La proximité avec le travail du père crée un univers familier, rythmé par le bruit des trains et le sifflement des locomotives.

Une maison d’enfance au bord des rails

Pour Kad Merad, cette maison n’était pas seulement un toit, mais aussi un lieu d’aventures. Située juste devant les voies ferrées, elle était le terrain de jeu de toute la famille. L’enfant, avec ses frères et sœurs, jouait dehors, observait les manœuvres des trains, et s’habitua rapidement au grondement régulier des wagons qui passaient à proximité.

À l’école de Balbigny, le jeune Kad se fait remarquer par son tempérament joyeux. Son père raconte qu’il était « un vrai comique à l’école », et qu’il avait du mal à garder son sérieux quand il le grondait. Cependant, il évoque aussi un instituteur très sévère, qui lui tirait les cheveux. Entre la discipline à l’école et les jeux au bord des rails, l’enfant développe déjà un sens de la dérision.

Une enfance ligérienne qui influence Kad Merad

Avant que la famille ne parte pour la région parisienne en 1972, ils vivent quelques mois dans le village voisin d’Épercieux-Saint-Paul, notamment au-dessus de la boulangerie. Ces années dans la Loire laissent une empreinte durable sur Kad Merad, qui se souvient encore avoir « l’accent de la Loire ».

Il évoque aussi ses amis d’enfance, devenus buraliste, agriculteur ou ouvrier, et dont certains ont repris le bar-tabac de son père. La région entre usine et campagne reste gravée dans sa mémoire.

Une autre trace de cette période est la passion du football transmise par son père, notamment pour l’AS Saint-Étienne. Rémy Merad emmenait souvent son fils au stade pour soutenir les Verts. Ce souvenir, qu’il considère comme fondateur, reste important pour lui.

Quand Kad Merad revient en Loire pour un tournage ou une pièce de théâtre, il rappelle qu’il a commencé là, dans une maison ouvrière devant les voies ferrées de Balbigny, bien avant sa réussite au cinéma.

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