18 mai 2026

Crise à la royauté norvégienne : le futur de la princesse Mette-Marit menacé

Au sommet de la monarchie norvégienne, la princesse héritière Mette-Marit voit son avenir de reine mis en doute. Depuis plusieurs mois, plusieurs scandales, des problèmes de santé et des ruptures publiques fragilisent sa position.

Le début de cette crise remonte à la publication des « Epstein Files » en début 2026, ainsi qu’à la décision du Festival du film Amandus de cesser leur collaboration avec elle. Ce dossier, initialement personnel, devient désormais une question institutionnelle.

Une succession de crises

À 50 ans, Mette-Marit est confrontée à plusieurs fronts ouverts. Elle est notamment liée à Jeffrey Epstein, dans une relation compromise. Sa santé se détériore avec une fibrose pulmonaire chronique, et son fils Marius Borg Høiby fait face à un procès pour viols.

Selon un sondage publié par le quotidien VG et relayé par Newsinenglish.no, près de 70 % des Norvégiens trouvent son interview à la radio insuffisante. Par ailleurs, 47 % pensent qu’elle ne devrait pas devenir reine.

Le Festival Amandus : un tournant décisif

Le 28 avril 2026, le conseil d’administration du Festival du film Amandus a annoncé, à l’unanimité, la fin du parrainage de la princesse, qui assurait cette fonction depuis 2006. Jens Uwe Korten, son président, a indiqué que ce partenariat était devenu « plus préjudiciable que bénéfique ».

Il a expliqué que cette décision visait à préserver les valeurs et la crédibilité du festival, qui s’adresse aux jeunes de 13 à 20 ans et promeut l’inclusion et l’éducation aux médias. Selon lui, cette rupture était « difficile mais nécessaire ».

Le directeur Eivind M. Nordengen, qui affirme avoir informé le Palais royal, estime que la relation de Mette-Marit avec Jeffrey Epstein a pu contribuer à légitimer certains actes que le festival souhaite désormais rejeter. D’autres organisations norvégiennes, telles que Sex and Society, Fokus ou l’Association des bibliothèques, ont aussi coupé leur partenariat avec la princesse, même si plusieurs accords restent en place.

Une légitimité en question

Les documents judiciaires américains, appelés « Epstein Files », révèlent que Mette-Marit aurait échangé des courriels et rencontré Jeffrey Epstein à plusieurs reprises entre 2011 et 2014. Elle avait jusque-là nié toute relation suivie en 2019.

En mars 2026, lors d’un entretien avec NRK, elle a déclaré avoir été « manipulée et trompée » et a exprimé ses regrets de ne pas avoir vérifié le passé du financier de manière plus approfondie.

Pour de nombreux commentateurs en Norvège, cette transparence partielle laisse encore des zones d’ombre, notamment sur la façon dont la relation avec Epstein s’est nouée. Le sondage du VG indique que près de la moitié des Norvégiens ne souhaitent plus la voir accéder au trône, malgré une opinion généralement favorable à la monarchie. La crise concerne principalement la personne de Mette-Marit, plus que l’institution elle-même.

Santé fragile et avenir incertain

Depuis 2018, Mette-Marit lutte contre une fibrose pulmonaire chronique. En 2025, le Palais a indiqué qu’une greffe était probable. Le 10 avril 2026, elle a été vue avec une assistance respiratoire, ce qui a conduit à l’annulation d’une visite d’État. Son emploi du temps s’est donc considérablement réduit, selon Norway.mw.

Par ailleurs, son fils Marius Borg Høiby est jugé à Oslo pour 38 chefs d’accusation, dont plusieurs viols. Ce nouveau scandale, ajouté à l’affaire Epstein, pousse certains analystes à envisager un rôle purement protocolaire pour Mette-Marit, voire un retrait discret de la scène publique avant l’accession au trône.

La rupture avec le Festival Amandus, après plus de vingt ans d’engagement, pourrait marquer une étape importante dans la redéfinition du rôle futur de la princesse héritière. La situation reste très incertaine pour Mette-Marit de Norvège.

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