Pour le public, Josiane Balasko est surtout connue pour ses rôles dans les films des Bronzés ou dans Le Père Noël est une ordure. Sur les affiches, son nom apparaît simplement comme « Balasko ». Cependant, derrière ce nom se cache une identité civile bien plus longue.

Née le 15 avril 1950 à Paris, dans le 9e arrondissement, elle est actrice, réalisatrice, scénariste et romancière. Elle a reçu un César du meilleur scénario pour Gazon maudit ainsi que deux César d’honneur. Mais une question revient souvent : quel est son vrai nom ? La réponse révèle aussi des éléments sur sa famille.

Le vrai nom de Josiane Balasko intrigue autant que ses rôles

À l’état civil, elle s’appelle Josiane Balašković. Ce nom d’origine slave comporte des caractères spéciaux, comme le « š » et le « ć », qui sont souvent simplifiés en français. La version plus courante est Balaskovic. Pour sa carrière, elle a choisi de raccourcir son nom en « Balasko », en conservant la première partie.

Dans les années 1970, lorsqu’elle rejoint la troupe du Splendid, puis devient célèbre avec Les Bronzés et Les Bronzés font du ski, elle apparaît sous le nom « Josiane Balasko ». Ce nom de scène a fini par effacer le patronyme d’origine dans l’esprit du public.

Dans sa vie privée, la situation est aussi intéressante. Ses enfants, Marilou Berry et Rudy Berry, portent le nom de leur père, le sculpteur Philippe Berry. Le nom de Balasko reste donc une identité artistique, liée au cinéma plutôt qu’à la famille.

De Josiane Balašković à Josiane Balasko : une origine croate

Ce nom difficile à prononcer en français provient de son père, Ivan Balašković, un Croate né à Tordinci, qui était alors dans l’Autriche-Hongrie, puis en Yougoslavie. Ivan s’est installé à Paris avec sa femme Fernande Gattechaut. Il a travaillé comme veilleur de nuit, avant de tenir des restaurants pour les ouvriers.

Josiane a grandi dans un milieu modeste, entre chambres de bonne à Paris et restaurants. À l’âge de quatorze ans, elle a appris l’existence d’un demi-frère resté en Yougoslavie. Lors de vacances familiales sur place, elle a maintenu un lien avec le patronyme Balašković.

Pourquoi Josiane Balasko a longtemps eu du mal avec son prénom

Si elle a conservé son prénom officiel, Josiane Balasko ne l’a jamais vraiment aimé. Dans la presse, elle a raconté qu’enfant, elle était perdue dans un magasin et préférait qu’on annonce « la petite Michèle » plutôt que « la petite Josiane ». Elle trouvait ce prénom plus flatteur.

À la fin des années 1960, elle a même utilisé le prénom Clémentine pendant un temps. Finalement, le duo de prénom Josiane et le nom de scène Balasko se sont imposés. Aujourd’hui, ce nom raccourci est associé à une filmographie riche, allant de Gazon maudit à Retour chez ma mère.