Marie Portolano dénonce l’invisibilisation des femmes dans le journalisme sportif
À l’occasion de la Coupe du monde 2026, Marie Portolano s’est exprimée dans une tribune publiée par Libération pour dénoncer la place encore trop faible des femmes dans le journalisme sportif. La journaliste a souligné une statistique qui l’a profondément marquée : parmi les 150 journalistes envoyés couvrir la compétition, seules dix sont des femmes. Elle juge cette situation incompréhensible dans un contexte où l’égalité des sexes est largement discutée.
Selon elle, cette sous-représentation ne peut pas s’expliquer par un manque d’intérêt ou de motivation chez les femmes. Elle se demande combien de journalistes féminines ont simplement choisi de ne pas couvrir l’événement, en évoquant des raisons telles que le désintérêt ou la non-préférence pour le football. Elle refuse aussi les explications classiques qui consistent à dire que les femmes ne veulent pas laisser leur foyer ou ne postulent pas assez, qu’elles ne s’intéressent pas suffisamment au sport. Pour elle, ces justifications sont fausses et surtout, elles renvoient la faute aux femmes elles-mêmes.
Un système bloqué selon Marie Portolano
La journaliste estime que cette situation résulte d’un choix humain, et non d’une évolution naturelle du secteur. Malgré les témoignages, les enquêtes ou les documentaires récents, les habitudes dans les rédactions restent inchangées. Elle déplore que, en juin 2026, la Coupe du monde, qui aurait dû représenter une vitrine du progrès en matière d’égalité et de parité, ne fasse que confirmer le contraire.
Très critique, Marie Portolano accuse également les responsables des rédactions sportives de ne pas prendre la mesure du problème. Elle lance un cri du cœur : « Il faut nous dire si on dérange. Non vraiment, dites-le. » Et elle conclut avec amertume : « Nous sommes en juin 2026, tout a changé, rien n’a changé. »
