Lors de son passage dans l’émission Chez Jordan avant la fermeture de la chaîne C8, Pierre Arditi a évoqué ses souvenirs, y compris ses épisodes les plus difficiles. Si l’acteur a d’abord plaisanté en racontant son coup de cœur pour Brigitte Bardot à l’adolescence, il a rapidement abordé un sujet plus sombre : sa dépendance aux jeux d’argent.
Une addiction qui a failli tout lui faire perdre
Le comédien a raconté avoir été prisonnier de cette addiction pendant de nombreuses années. Tout a commencé dans les années 1960, près de l’Opéra de Paris. Après une première victoire, il s’est laissé séduire par la chance et a continué à jouer seul, mais la roue a vite tourné dans le mauvais sens. Pour tenter de se refaire, il a commencé à mentir, à sécher ses engagements professionnels, et même à falsifier des signatures pour obtenir de l’argent.
Un épisode particulièrement marquant évoqué par Pierre Arditi concerne une nuit où il a failli tout perdre. Il explique qu’il a perdu l’argent destiné aux vacances de sa femme, Florence Giorgetti, et de leur fils. Sans téléphone portable à l’époque, il a passé une heure dans une cabine téléphonique, sous la pluie, pour essayer de récupérer l’argent en mentant. Il a dû multiplier les astuces, faire la manche auprès de son réseau, pour réunir la somme volée.
Il raconte avoir donné cet argent à sa femme, qui est partie en vacances avec leur fils, alors qu’il se retrouvait seul. Il avoue avoir envisagé de les rejoindre, mais c’est le choc qui l’a fait changer radicalement de comportement.
Un choc face à son reflet pour changer de vie
Se retrouvant seul chez lui, Pierre Arditi s’est soudainement confronté à son reflet dans le miroir. Il raconte avoir été profondément marqué par ce qu’il a vu : son visage déformé, témoignant de la violence de son addiction. Il décrit cette situation comme un visage « défiguré » par le vice qui le rongeait.
Face à cette image, il a pris une décision radicale : se donner une dernière chance. Il raconte s’être dit qu’il y avait deux options : soit il se suicidait, soit il décidait d’arrêter, de tout avouer et de rembourser ce qu’il avait volé. Il a choisi la seconde voie, a tout confessé, remboursé jusqu’au dernier centime, et a arrêté de jouer.
