10 mars 2026

Succession Delon : la bataille féroce pour 50 millions d’euros enfin dévoilée

Une nouvelle étape dans la succession d’Alain Delon

Ce lundi 9 mars, le tribunal judiciaire de Paris ouvre un nouvel épisode dans l’affaire de la succession d’Alain Delon. Près de deux ans après le décès de l’acteur, le 18 août 2024, ses trois enfants—Anthony, Anouchka et Alain-Fabien—se disputent un patrimoine estimé à 50 millions d’euros.

Le litige tourne autour de plusieurs actes notariés. En 2015, un premier testament avait attribué 50 % de la fortune à Anouchka et 25 % à chacun de ses frères. Un second testament, daté du 24 novembre 2022, ainsi qu’une donation effectuée en février 2023, ont ensuite renforcé la position de la benjamine. Ce lundi, le procès reprend principalement sur le plan civil.

Une audience de mise en état, sans verdict immédiat

L’audience de ce 9 mars est qualifiée de de relais ou de mise en état. Les enfants Delon ne seront pas présents : seuls leurs avocats échangeront des conclusions et des pièces, aborderont le calendrier et discuteront, si nécessaire, de la compétence entre la France et la Suisse. La séance se terminera par un renvoi vers les plaidoiries.

Aucune décision n’est attendue sur la validité du testament de 2022 ou de la donation de 2023 lors de cette étape. Son objectif principal est de préparer le débat qui déterminera, plus tard, la forme définitive de la succession d’Alain Delon.

Ce que conteste Alain-Fabien Delon

Le 29 août 2025, Alain-Fabien Delon a lancé une procédure contestataire portant sur deux actes. Le second testament, qui confie à Anouchka le droit moral sur l’image de leur père, et la donation de février 2023, qui lui donne 51 % des parts d’Alain Delon International Distribution (ADID), gestionnaire des droits à l’image et des licences de l’acteur. Le testament de 2015 n’est pas remis en cause.

Alain-Fabien affirme que son père n’était plus en état de signer ces actes. Il s’appuie sur des rapports médicaux datant de 2019, évoquant des « troubles cognitifs » et affirmant qu’il « ne disposait plus du discernement nécessaire ». L’expertise du docteur Campbruni, réalisée en août et septembre 2019, faisait déjà état « d’un début de troubles cognitifs ».

Un rapport d’expertise de juillet 2023 décrit « une altération majeure de sa santé mentale et psychologique », le plaçant dans une situation de dépendance physique totale. Selon ce document, Alain Delon aurait été soumis à la manipulation de personnes intervenant à son chevet pour ses besoins vitaux et soins palliatifs. Le 4 avril 2024, le tribunal de Montargis a placé l’acteur sous curatelle renforcée, une mesure que certains jugent sévère ou humiliante.

Les enjeux pour la succession

Du côté d’Anouchka, ses proches rappellent qu’Alain Delon apparaissait encore alerte lors d’interviews télévisées en 2021 et 2022, notamment lors de son échange avec Volodymyr Zelensky. Deux images qui montrent des facettes différentes du même père.

Pour l’instant, cette audience de mise en état doit permettre de préparer la grande plaidoirie à venir, qui déterminera si ces actes seront maintenus ou annulés. La fratrie doit aussi se retrouver le 17 mars au tribunal correctionnel de Paris dans le cadre d’une affaire liée à un enregistrement privé.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *