Les derniers instants de Mouss Diouf racontés par sa veuve
Quatorze ans après la mort de Mouss Diouf, la douleur reste vive pour ses proches. Invitée dans l’émission Le Jet de Luxe, son épouse Sandrine Diouf a accepté de partager une nouvelle fois ses souvenirs de ces journées difficiles. Avec pudeur, elle a raconté ce qu’elle a vécu lors des derniers moments du comédien, jusqu’à son dernier souffle.
Victime d’un grave accident vasculaire cérébral en 2009, Mouss Diouf, connu pour son rôle de l’inspecteur N’Guma dans Julie Lescaut, a vu sa santé se détériorer au fil des années. Il est décédé le 7 juillet 2012, à l’âge de 47 ans. Sa veuve a tout fait pour rester à ses côtés et lui apporter du réconfort jusqu’à la fin.
Les heures avant la disparition
Lors de l’interview, Sandrine Diouf explique que les médecins lui avaient prévenu que la fin était proche. Elle a alors prévenu la famille pour qu’ils puissent venir lui dire au revoir. Pendant ces longues heures, elle n’a presque pas quitté son lit, observant chaque mouvement, chaque respiration, chaque battement de son cœur. “J’avais la main sur son cœur, je comptais les palpitations, je le sentais respirer. Des fois, ça s’arrêtait, alors je mettais du Coca-Cola pour lui donner du sucre, pour qu’il reprenne.” Un geste instinctif, destiné à lui redonner un peu de force.
Le moment qu’elle redoutait arrive finalement. Elle raconte avoir senti comme un “air qui partait” sous sa main. Elle a alors regardé sa famille, consciente que tout était fini. Ils ont appelé les pompiers, qui ont déclaré le décès du comédien. Ce souvenir reste gravé dans sa mémoire.
Un dernier message d’amour et de paix
Lors de cet entretien, Sandrine Diouf dévoile aussi un moment très intime. Elle explique qu’un ami, Booder, lui avait conseillé de parler à son mari avant qu’il ne parte. “Il m’a dit : ‘Sandrine, tu devrais lui dire qu’il peut partir en paix, qu’il peut lâcher prise’.” La veille de sa disparition, elle a finalement trouvé la force de suivre ce conseil. Elle lui a dit : “Mouss, tu peux partir. Isaac sera quelqu’un dans la vie, je m’en occuperai. Tu peux partir serein, sois paisible. Tout va bien. Je te pardonne.”
Ces paroles, pleines d’amour et de réconfort, lui sont restées gravées en mémoire.
Sandrine Diouf précise que cette démarche faisait aussi écho à leurs différences. Son mari était musulman, elle avait reçu une éducation catholique. Malgré ces différences, ils avaient construit une vie commune solide, traversant ensemble toutes les épreuves. Aujourd’hui encore, elle continue de faire vivre la mémoire de Mouss Diouf à travers ses souvenirs, qu’elle partage parfois avec émotion, comme au premier jour.
