4 juin 2026

Olivier de Kersauson face au cancer : un nouveau combat après neuf ans

Olivier de Kersauson, le célèbre skippeur de 81 ans, a préféré s’exprimer directement plutôt que par un communiqué médical pour évoquer sa santé. Sur la radio RTL, il a annoncé qu’il était atteint d’un cancer de l’œsophage, neuf ans après avoir été diagnostiqué avec un cancer du poumon en 2017. Avec simplicité, il a déclaré : « J’ai changé de cancer », comme s’il s’agissait d’une étape parmi d’autres dans sa vie.

Actuellement en convalescence à Brest après une hospitalisation à Paris, Olivier de Kersauson affiche une attitude mêlant franchise et douceur. Il aborde sa maladie avec sérénité, proposant une manière apaisée de la vivre.

Une attitude sereine face à la maladie

Lors d’un entretien avec Marc-Olivier Fogiel, il explique : « Ce n’est pas un drame non plus ». Il précise ensuite : « En plus, j’ai 82 ans, donc ce n’est pas indécent. Un homme de 82 ans en danger de mort, c’est juste fatal. » Il garde le cap et considère que la priorité est la prise en charge médicale.

Il exprime aussi sa reconnaissance envers la médecine : « Quand on est malade comme ça, il faut se réjouir d’être soigné plutôt que de se blâmer d’être malade. » Il souligne que les progrès réalisés en trente ans ont changé la donne : « Ça n’existait pas il y a vingt ans. Il y a vingt ans, je serais mort depuis longtemps. »

Humour et philosophie de vie

Refusant de se laisser abattre par la maladie, Olivier de Kersauson affirme : « Ce n’est pas un drame, il faut voir ça avec sérénité. » Avec un humour noir désarmant, il ajoute : « Un cancer, en général, ça n’annonce pas des joyeux Noël. » Il insiste sur le fait qu’il supporte la douleur et considère que ses « bribes de vie » ont encore de la valeur, comme admirer « les arbres » ou « le bleu du ciel » au petit matin.

Sa philosophie de vie repose sur cette idée : « La vie, elle est faite pour être vécue. Elle n’est pas faite pour se plaindre. Elle doit être supportée quand elle est désagréable, mais elle doit être aimée à la folie quand elle est belle. »

En clin d’œil à l’émission Les Grosses Têtes, il plaisante : « Si je ne peux pas venir, j’enverrai mes cendres. » Il résume sa relation au temps qui lui reste : « Moi, je n’ai que des mercis à dire avant de partir. »

Leçons de mer face à la maladie

Pour évoquer ce qu’il traverse, Olivier de Kersauson compare sa situation à une tempête en mer : « En bateau, quand tout va mal, c’est lorsque l’eau arrive jusqu’à la mâchoire… je n’en ai même pas jusqu’aux genoux. » Le marin, qui a remporté deux fois le Trophée Jules-Verne, connaît bien la tempête et ne voit pas encore dans sa maladie un naufrage.

Entre Brest, Paris et Tahiti, où il suit une partie de son traitement à distance, il organise sa vie comme une série d’escales. Il s’appuie sur ses médecins et ses proches, habitué aux éléments qu’il ne peut contrôler, et se concentre sur chaque jour encore possible à vivre.

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