Michael Jackson : Le Verdict , c’est le nom du nouveau documentaire en trois épisodes mis en ligne sur Netflix qui revient sur le procès de 2005 et donne la parole à des témoins qui n’avaient jusqu’ici pas tout dit. Parmi eux, un ancien collaborateur du chanteur dont les révélations relancent une controverse qui ne s’est encore jamais vraiment éteinte.
Le procès de 2005 avait abouti à un acquittement sur tous les chefs d’accusation. Cependant, dix-sept ans plus tard, les zones d’ombre restent presque entières et Netflix s’en empare alors avec Michael Jackson : Le Verdict, disponible depuis le 3 juin dernier. Ce documentaire en trois épisodes réunit des témoins du procès qui acceptent de revenir sur cette période, certains pour la première fois publiquement. Et ce que l’un d’entre eux raconte dans le premier épisode est particulièrement lourd à entendre.
Vincent Amen a travaillé avec Michael Jackson entre 2002 et 2003. Dans le documentaire, il commence par une phrase qui résume bien l’ambivalence de son témoignage : « Je l’ai défendu. J’ai cru de tout cœur en son innocence jusqu’à ce que je n’y croie plus. » Ce basculement, il l’attribue à un événement précis qui a lieu après l’arrestation de la star, alors que les perquisitions se multiplient dans son entourage. Il explique que c’est dans ce contexte que Frank Tyson alias Frank Cascio, une connaissance de longue date que Jackson considérait comme un fils, lui tend un sac de sport Nike en lui demandant de s’en débarrasser.
Ce que Vincent Amen découvre à l’intérieur avant de s’en débarrasser le stoppe net. Il décide alors de filmer le contenu pour documenter la scène. Au ranch de Neverland, il sort un magazine nudiste intitulé Naturally et ce qu’il remarque à l’intérieur le trouble profondément : des cercles au marqueur indélébile autour de certaines commandes de vidéos. Des vidéos représentant des enfants nus. « Quelqu’un voulait ces vidéos, il a entouré celles qu’il voulait« , dit-il dans le documentaire. « Ces vidéos montraient des enfants nus. Certaines avec leur famille, d’autres juste des enfants nus. » Puis, c’est ce que Frank Tyson lui dit ensuite qui achève de le convaincre que quelque chose ne tourne pas rond.
« C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il se tramait quelque chose »
Toujours selon Vincent Amen, Frank Tyson lui aurait expliqué que c’était Michael Jackson lui-même qui entourait les vidéos et que Tyson les commandait ensuite pour lui, avant qu’ils les regardent ensemble. « Quand j’ai entendu ça, je n’en croyais pas mes oreilles », confie-t-il. « J’étais très contrarié. Après avoir découvert ça et y avoir longuement réfléchi, j’ai pensé que Frank était tellement proche de Michael qu’il le couvrait. Ça a été un déclic pour moi. »
Le portrait que dresse Vincent Amen de Frank Tyson est celui d’un homme qui avait rencontré Michael enfant, gravi les échelons à ses côtés jusqu’à devenir son assistant personnel, ce qui le plaçait dans une position de loyauté totale, presque inconditionnelle. « En gros, il devait faire tout ce que Michael voulait », résume-t-il. Une description qui soulève des questions sur la nature des relations entretenues par l’artiste avec son entourage proche ainsi que sur les mécanismes qui auraient permis à certaines choses de rester dans l’ombre.
Source : Voici
