Le passé méconnu de Julien Courbet : speaker au stade Lescure pour les Girondins de Bordeaux
Julien Courbet, animateur télé et radio très populaire, est surtout connu pour ses apparitions sur les plateaux et dans les studios. Mais avant d’intégrer le paysage audiovisuel français, il a vécu une expérience peu connue : celle d’être speaker au stade Lescure, où il commentait les matchs des Girondins de Bordeaux au début des années 1990.
Né à Bordeaux et fervent supporter du club, il confie que le football occupe toujours une place centrale dans sa vie. Ce lien fort avec les Girondins l’a conduit, étant jeune adulte, à prendre la parole dans l’enceinte mythique de Lescure. Ce passé, longtemps tenu secret, a façonné l’homme qu’il est devenu aujourd’hui.
De supporter à speaker : l’histoire d’un jeune passionné
Tout commence lorsque Julien Courbet est enfant. Son grand frère l’emmène pour la première fois au stade. Il raconte que sa passion est née ce jour-là, lors d’un match opposant Bordeaux à Santos, l’équipe de Pelé. Il se souvient : « J’ai été émerveillé et je suis tombé amoureux ».
Son frère le dépose souvent au stade, parfois dès 17h, pour assurer d’avoir une bonne place à l’heure du match. Au fil des années, il découvre toutes les tribunes et devient un véritable supporter passionné.
Plus tard, il rejoint Wit FM, la radio de Claude Bez, où il travaille comme animateur. Lorsqu’on lui annonce qu’un animateur doit faire du “speaker” lors d’un match, il n’hésite pas une seconde. Il confie : « Je me suis plus que proposé ! Je cassais les oreilles de tout le monde avec les Girondins ». Son rêve devient réalité : il devient la voix officielle des rencontres du club.
Une expérience inoubliable au stade Lescure
Prendre la parole devant 30 000 personnes au stade Lescure lui procure des sensations uniques. Il décrit cette expérience comme la seule où il a vraiment ressenti la scène : « J’ai eu la chair de poule, j’ai vibré à en avoir presque les larmes aux yeux. Cela ne m’est jamais arrivé à la télé ou à la radio ».
Lors d’un match Bordeaux-Marseille, remporté 3-0 dans les années 1989-1990, l’ambiance est si électrique qu’il pense que le stade va exploser. Le lendemain, il reçoit un appel inattendu : « on me dit que M. Goethals veut me voir ». Il se rend alors au centre d’entraînement, tout penaud, en mobylette.
Le coach Raymond Goethals, en survêtement et cigarette à la main, lui confie que la foule chantait « Allez Bordeaux » pendant la causerie. Il lui dit que cela a motivé les joueurs à ne pas décevoir. Julien Courbet se souvient : « J’étais sur un nuage ». Ce geste de gratitude de l’entraîneur lui est resté gravé dans la mémoire.
Les Girondins dans son cœur : un attachement durable
Des années plus tard, il affirme que « les Girondins, cela fait partie de ma vie ». Où qu’il soit dans le monde, il cherche à suivre les rencontres, même celles qui sont peu médiatisées. Il avoue regarder tous les matchs à la télévision, même lors des périodes difficiles pour le club.
Son admiration pour le club se manifeste aussi à travers ses idoles. Il cite Alain Giresse comme étant « à tout jamais » une figure emblématique du club. Lors des 140 ans des Girondins, il confiait qu’il aurait aimé retrouver le micro de Lescure. Sans vouloir remplacer l’animateur actuel, il mentionnait qu’il pourrait être tenté de rejoindre le stade pour partager ces moments, fermant ainsi la boucle de son parcours avec le club.
